mardi 10 juin 2008
NOUS REVOILA!
samedi 31 mai 2008
Bonne arrivée au Bénin
La traversée du Mali s'est fait en trois jours, on en profitera plus au retour.
On a traversé le pays plus ou moins en règle, mais on a économisé 15 000 fcfa chacun (23 euros environ). Ici, ce n'est pas rien ! En tout cas, on peut déjà vous dire que ça a l'air magnifique, pour les détails, on vous racontera au mois d'août ou septembre, période où nous devrions être là-bas.
L'arrivée à la frontière du Burkina se passe plutôt bien, si ce n'est que le douanier refuse notre carnet de passage en douane (document officiel pour le véhicule exigé par le Burkina que nous avons payé très cher en France pour ne pas avoir à payer les taxes pour les camions aux frontières...). Ça nous coûte 5000 francs par voiture, à faire renouveller tous les mois.
On fait une petite pause à Bobo-Dioulasso, on visite un peu le marché central et ses alentours. C'est un peu oppressant, les première rencontres ne sont pas les bonnes comme souvent. Ça y va de l'arnaque au parking gratuit qu'on nous fait payer, des tarifs négociés pour une nuit dans un campement qui gonflent d'un tiers au moment de règler, du serveur de la pompe à essence de chez Shell qui arrive à mettre plus d'essence dans le réservoir que ce qu'il contient (astuce : ne pas raccrocher la pompe après avoir fait le plein d'une moto). Sur ce coup là, Jo gère la situation !
Dans la foulée, on rencontre Abou qui travaille pour une assoc' de Besançon : ASSO BURKINA.
Il nous accueille chez lui quelques nuits. Il va nous aider à rencontrer d'autres assoc' à Bobo.
On sait qu'ici, il y a SOS Village d'enfants. On voulait visiter un village en Afrique noire après notre visite à EL JADIDA, Maroc.
Le directeur, M. Sy Sibeflan Traore et un des éducateurs, M. Kentega Tiregma Hermann nous reçoivent (encore merci à eux)
Il y a deux villages au Burkina, un à Ouagadougou et un à Bobo-Dioulasso. Celui-ci compte 12 mères, 7 tantes pour aider les mamans et 10 enfants par foyer ! C'est le maximum possible ! Le système est le même qu'au Maroc, à deux différences près :
- Les enfants recueillis sont des enfants en situation précaires, venant des familles démunies (aucun soutien alimentaire) ou orphelins partiels et plus rarement orphelins totaux. Beaucoup viennent de Côte d'Ivoire, victimes du rapatriement qui a eu lieu pendant la guerre.
- On ne dénote pas de soutien financier particulier de l'extérieur, comme Total, Aacdo pour El Jadida.
Un village en excellente santé, une visite qui nous ravis.
Pour plus d'infos ou pour parrainer contacter M. Sy Sibeflan Traoré
au 00 226 76 67 81 60.
Après ça, Abou nous amène à la rencontre d'une autre assoc' : ESPOIR POUR DEMAIN.
On y fait la connaissance de Christine, qui nous consacre du temps pour nous raconter l'histoire de l'assocation.
AED lutte contre le sida, elle cible les femmes enceintes et les enfants. Son objectif : améliorer les conditions de vie de l'enfant en situation difficile, réduire les risques de transmisssion materno-foetale de l'infection au virus et améliorer la condition de vie de l'enfant infecté ou affecté, de la femme enceinte séropositive et du couple mère-enfant séropositif.
AED a un intérêt médical en appuyant les femmes et les enfants séropositifs en permettant aux femmes enceintes séropositives de bénéficier de la névirapine afin de limiter les risques d'exposition aux enfants à naître et aider les enfants à bénéficier d'un traitement adéquat.
L'assoc a également un rôle nutritionnel en informant les mères au sujet du danger de l'allaitement, en les fournissant en lait maternisé, en permettant aux enfants d'avoir une alimentation équilibrée et en soutenant les enfants de femmes séropositives ainsi que les familles d'accueil des orphelins du VIH.
C'est aussi un soutien psychosocial pour les malades et leur famille.
Les activités actuelles de l'AED, ormis celle décrites précédemment sont la formation de femmes en situation précaire aux activités génératrices de revenus,
les visites à domicile et/ou à l'hôpital, le porte à porte, le soutien scolaire
des enfants...
Un coup de cœur pour nous.
Cette assoc' vit aussi de parrainage. Si ça vous intéresse de les aider, vous pouvez les contacter par mail à :
aespoir_pourdemain@yahoo.fr
ou sur le site : http://www.aed-bf.org
Merci à Christine !
On quitte finalement Bobo au bout de quelques jours, sans avoir pu revoir nos amis les manchots, Steph et Emilie. Eux aussi sont à Bobo, mais sont en plein mariage.
Les manchots, on est au Bénin, on vous attend ?!
Nous on s'écarte un peu de la route de Ouagadougou pour rendre visite aux hyppopotames, mais franchement les tarifs pour les étrangers sont gonflés, on abandonne.
On se retrouve comme ça à Dédougou, où on passe deux jours à ne presque rien faire... On souffre de la chaleur, surtout la nuit, l'air ne se rafraichit pas.
On prend quand même le temps de visiter un dispensaire, le dispensaire des soeurs de la charité. Beaucoup de bébés y sont soignés, accompagnés par leur maman, ainsi que d'autres malades de tout âge.
Évidement, il y a beaucoup de besoins ici, on laissera des médicaments et des habits pour les enfants. Même pas droit à une photo en remerciement, ça, ça nous déçoit.
Jo et Gaëts profitent de la petite halte pour trinquer pour l'anniversaire de Carole (bon anni poulette), c'est du chouette !
Le jour où on doit reprendre la route de Ouagadougou, Gaëts se fait réveiller par les flics qui veulent nous contrôler de bon matin et nous on tombe en panne. Coup de fil à papa Caco, c'est juste la batterie qui est déchargée, merci papa !
Ce qu'on ne sait pas, c'est que 120 km de pistes merdiques nous attendent...
Journée de merde !
Le reste du Burkina, on le fait presque en une traite. On a envie de se poser et de bosser pour l'assoc'.
Mais on est pas au bout de nos peines ! Alors que le Bénin nous ouvre les bras, la police des frontières nous met clandestins dans son pays. Explications, le visa doit se prendre à Cotonou, mais nous ne devons pas aller à Cotonou. La police nous fait alors payer 5000 fcfa pour un tampon valable trois mois dans le nord du pays pour nous éviter d'aller à Cotonou. On trouve ça louche, mais le policier me dit que je pose trop de questions.
C'est en allant se présenter au consulat qu'on apprend que ce n'est pas valable du tout. Nous ne sommes pas en règles ! Résultat, on doit partir à Cotonou. On fait la connaissance de Boris et père Gilbert qui nous donneront un bon coup de main. Ils nous permettent de laisser les camions au centre Guy Riobé de Parakou, le temps qu'on fasse le déplacement en bus.
Quatre jours plus tard on est en règle, on a eu l'occasion de " visiter " Cotonou, de rencontrer James, un humanitaire qui bosse à Djougou et d'assister aux élections municipales et locales (bonne ambiance).
On y découvre que le Bénin est un pays très stable et un bel exemple de démocratie. Il est en tête de liste, même avant l'Europe !
A Cotonou, on est à fond dans la recherche d'un projet, on a eu contact avec Soeur Agnès, soeur de frère Alfred et le projet du pont n'est plus valable.
De son côté, elle va essayer de nous aider à trouver quelque chose. Nous aussi on entame les démarches, on va presque à rencontrer Hounnouvi K. Rigobert, secrétaire général du ministère de la famille et de l'enfance. Il nous fournit des adresses d'assoc' avec qui nous prenons contact.
Rendez-vous est pris avec l'une d'elle : PIED à Djougou, nord Bénin. PIED c'est Programme d'Insertion des Enfants Déshérités.
Créée depuis 1994, elle s'occupe des " enfants victimes ". Victimes de mariages forcés, de l'excision, de maltraitance, de pauvreté de la famille... Ce sont des enfants en fuite que la police interpelle. Là, la police fait appel à PIED-ONG, qui s'occupe de l'enfant au centre prévu à cet effet et qui tente de comprendre la situation, de négocier avec la famille et réinsérer socialement l'enfant.
L'assoc' a certains besoins, notamment celui d'acheminer l'eau jusqu'au centre qui n'en est pas pourvu. Il manque aussi un bâtiment dortoir pour les filles.
Nous, le projet de l'eau nous intéresse. C'est important pour le centre d'être relié directement c'est un besoin réel pour les enfants.
Le centre a une capacité d'accueil d'une trentaine d'enfants, le point d'eau le plus proche se trouve à 1 km de là.
Imaginez devoir ramener de l'eau pour les besoins de trente gamins pour boire, cuisiner, les douches, les toilettes, etc...
PIED a déjà réussi à rapprocher le point d'eau de 400 m, il reste 600 m à notre charge. Il faut aussi préciser que le sol à Djougou est très rocheux. Ils avaient commencé de creuser un puit dans le centre mais la roche a tout stoppé à 8 m de profondeur. On ne sait pas où se trouve la nappe phréatique et il faudrait faire sauter la pierre à coup de dynamite au risque que le centre ne s'écroule. Pas de suite pour le puit.
On exprime notre volonté de s'investir totalement dans leur assoc' et de suivre leur action social. Pour eux, pas de soucis. Ils nous aident à trouver un logement, deux chambres + salon , douches et toilettes communes avec la famille qui nous accueille, on nous prête un téléphone, et on s'achète de vélos pour nos déplacements, ça vaut le détour... Bref tout va bien !
On bosse comme des fous sur notre projet, enfin comme des fous à l'africaine...
On a attendu le plombier pendant deux jours pour un devis.
On doit creuser une tranchée de 30 cm de profondeur sur 560 m de long et ça c'est notre boulot.
Pêles et pioches en main, on commence à 7h00 demain matin. Ça promet !
Mais nous sommes contents. Amadou Moussa le directeur nous laisse libres de nos décisions et nous donne de vrais coups de pouce à la fois...
On le sent sérieux et accessible. C'est ce qu'on attendait.
Et vous, qu'en pensez-vous ?
Un grand merci à Magali qui vient de taper tout ce texte, à Djougou il n'y a plus Internet depuis 15 jours, ça déraille. Y a donc fallu envoyer par courrier notre texte ! Milles excuses pour le retard...
En espérant qu'Internet remarche vite, faites nous part de vos pensées ! Et dès qu'on le pourra, on fera un message spécial photos...
Nous on est ici jusqu'à fin mai, ensuite on retrouve Cyril et Popo à Ouagadougou avec impatience.
A bientôt !
(texte daté du 29/04/08)
jeudi 1 mai 2008
Quelques courtes bonnes nouvelles
En attendant que le problème soit résolu(apparement cela risque malheureusement de durer pas mal de temps),
voici quelques news croustillantes !
Ils sont actuellement à Djougou au nord de Bénin où ils ont un petit appartement et ont trouvé un projet !
Ils aident une association qui s'appelle Pied-Ong (Programme d'Insertion des Enfants Déshérités).
Depuis deux jours, ils creusent un trou afin d'installer des canalisations qui permettront que l'eau puisse arriver jusqu'au centre.
Amandine a concocter un petit texte pour nous expliquer tout ça dès que je le recevrai il sera mis en ligne.
En attendant patience, patience...
samedi 5 avril 2008
Petit tour du Sénégal..
vendredi 28 mars 2008
Juste quelques nouvelles
Le jour du départ de Saint Louis, on est retombé sur un gars qu'on avait rencontré à Dakhla, au Maroc. C'est Fabien, un autostoppeur qui avait déjà trouvé chauffeur pour se rendre en Mauritanie. De Saint-Louis, il a envie de bouger en Casamance, comme nous..La suite, vous la devinez..Il a prit la place de Rémy dans le camion de Gaétan, et fait un bout de route avec nous...
Il y a aussi eu Daouda, un pote à Fabien qui est resté quelques jours avec nous. Un quebecois, vraiment sympa..tabernacle...qu'on espère revoir dailleurs. Lui est parti vers le Mali..Chacun sa route!
De Saint Louis nous sommes partis à Thiès, et avons été accueillis dans une famille, chez des amis des parents de Jo. On a passé 4 jours sympa là-bas, on a mangé comme des rois, et on a prit le temps de profiter de la ville et de cette famille..Petit bonjour à Aïssata si elle nous lit!
De là, Mame Cheikh, un sénégalais, ami de Rémy de Saint-Louis a décidé de venir nous rejoindre pour faire un voyage en Casamance. On l'a retrouvé à Kaolak et on est partis visiter le Siné Saloum. C'est comme ça qu'on se retrouve à 5 pour voyager! Mais c'est sympa!
Depuis, nous avons traversé la Gambie et sommes arrivés en Casamance!
On a pleins de choses à vous raconter, parce qu'il s'est passé pleins de choses, vous vous en doutez. Il faudra prendre votre mal en patience, ce ne sera pas pour aujourd'hui mais pour très bientôt, c'est promis!
Et on attend vos messages, vous vous faites de plus en plus rare! Allez, un peu de motivation!
mercredi 12 mars 2008
Du Sahara occidental à la Teranga
Nous avons passés notre dernière soirée à Dakhla, concert de Tiken, décevant, quel dommage! L'organisation laisse à désirer!! Alors que Tiken chante "ouvrez les frontières", les autoritées ne trouvent rien de mieux que de mettre des barrières pour séparer les hommes des femmes! Les femmes et les enfants devant la scène assis sur des chaises et les hommes 50 mètres derrière impossible d'échapper à cette règle! On a pourtant essayé, 2 flics acceptent de nous laisser rentrer dans l'espace femmes mais 30 secondes après "l'armée marocaine" nous expulse. Quelle ambiance!!!
Le lendemain, nous sommes invités à manger le couscous chez Khadija, on ne se connait pas on a juste eu la chance de se garer devant chez elle et sa porte s'est ouverte comme si on était amis de longue date, le Royaume du Maroc abrite vraiment des gens exceptionnels.
Deux autostoppeurs de plus! On rencontre Auréa et Derrick, elle est mexicaine et lui écossais, ils vont au Sénégal et notre "taxi brousse n'est pas plein alors welcome!
Ce soir on passe notre première nuit dans les dunes. On trouve un squat au pied d'une grande dune c'est magnifique. En arrivant, le premier réflexe des 11 routards que nous sommes maintenant, a été de partir en courant jusqu'au sommet et de se rouler dans le sable fin comme des gosses!
Les dromadaires sur la route..
Entre Dakhla et la frontière, le Gaet's éclate son premier pneu! Plus de peur que de mal! On change la roue, ça nous connaît et c'est repartit. On ne sait pas vraiment si on pourra passer la frontière dans la journée, ici, rien n'est jamais certain, mais en tout cas c'est l'objectif qu'on s'est fixé. On arrive vers 15h00 au poste de douane, on sait d'avance qu'on en a pour un moment...Contrôle de police, de douane et sûreté nationale jusqu'à l'obtention des visas, on atteind le no man's land 3h00 plus tard. Pas de fouilles, pas de bakchichs, juste du temps de perdu.
Il y a encore le no man's land à traverser avant d'arriver en Mauritanie. Pour ceux qui ne connaissent pas, le no man's land c'est la région, anciennement minée, qui sépare le Maroc de la Mauritanie, sous contrôle de l'ONU . Tout le monde vient y abandonner ses carcasses de bagnoles, ses poubelles, et tous les objets refoulés à une ou l'autre des frontières. On a vu des statues en bois énormes, qu'on aurait tous volontiers chargés sur les galeries. Y'a pleins de pistes différentes, faut juste trouver la bonne, la plus empreintée, où tu as donc le moins de chances de t'ensabler. On s'élance, Stéph et son merco en tête, à fond de câle sur une bonne partie ensablée, dans le trip du moment plein d'espoir de passer à l'aise..Et hop..C'est balot, il est prit, et comme il faut. Tous sous le camion, à essayer d'enlever le sable et d'y mettre des petits cailloux plats pour que ça accroche. C'est peine perdue, mais à nous tous, ça en fait de l'espoir! Jusqu'à ce qu'un type en cametard arrive, un Mauritanien. Il semblerait qu'ici, ils te regardent partir et quand t'es ensablé, ils arrivent comme par magie pour te sortir de là, et te réclament une belle somme d'argent. On prend le mec pour un de ces types là, mais y'a pas moyen, on ne lui filera rien..Il se fout bien de nous et de nos petits cailloux à la petit poucet. Finalement Makhfoud nous prête les plaques à sable, nous fait dégonfler les roues et on y va en marche arrière. Merci l'ami! Il nous quitte et 200m plus loin, rebelotte! C'est Jo qui s'ensable. La nuit tombe, et il faut qu'on arrive à la frontière avant qu'elle ferme..10mn plus tard, notre makhfoud repasse par là, sort la corde et les plaques et nous tire d'affaire. Tous ça gratos! On file au poste frontière, mais cette fois on suit notre Sahraoui. Pas de bol, on arrive trop tard et on nous refuse le passage pour ce soir. Le problème c'est que du coup, Makhfoud ne peut pas rentrer chez lui non plus, il est bloqué à cause de nous! C'est pas grave, on lui paye à manger, il nous déniche une bouteille de rhum et de rouge enterrées dans les dunes, un pur moment.
Pas besoin de commentaires..Jean Louis schlesser!!!
Le lendemain, on va faire les formalités à la frontière mauritanienne, et vu que les gars sont pas pressés, on sort la table et on se prend le petit déj devant les bureaux. Il nous faudra toute la matinée pour arriver sur le territoir, et toujours pas de fouilles!
On file jusqu'à Nouakchott, les paysages de Mauritanie sont magnifiques, et on ne ressent pas d'hostilité particulière. La petite anecdote, qui sur le moment nous a plutôt fait flippé, c'est que ce soir là, on a squatté près de la plage avec les camions, il faisait déjà nuit et on était posé dehors, une grosse bagnole se pointe. On distingue 3 types qui en descendent...avec des flingues. On a juste eu le temps de voir ça et de se poser les pires questions avant que les gars balancent "Salam Alikoum, police de Nouakchott". Pas trop possible normalement de se garer là mais du coup on a eu droit à la surveillance de la police toute la nuit. Il faut veiller à rester prudent.
Petite visite de Nouakchott le lendemain et on reprend la route, on s'arrête une centaine de kil avant Rosso, la frontière sénégalaise. Arrivée au Sénégal prévue pour demain, mais on a déjà l'impression d'y être. L'attente sera longue..On arrive à 11h00 le matin à Rosso, on règle les formalitées administratives pour 11 personnes et 3 camions, et on attend le bac. Il nous faudra 3 bacs différents pour arriver à passer nos 3 camions, en sachant qu'il y a un bac toutes les 1/2 heures, le dernier bus embarquera à 18h00.
De l'autre côté, on nous soutire des bakchichs, mais grâce à la perseverance des manchots (Stéph - Emi), on recuperera ce qu'on nous doit. Merci la Manche! En attendant que toute notre équipe arrive sur la Teranga, y'a du Bob à fond dans le camion, et les gosses qui s'atroupent tout autour de nous, la bonne odeur de l'Afrique qui nous arrive dans le nez. On se sent vivre.
On part sur Richardtoll, il est temps pour nous de décompresser, on trouve un bar dancing qui vend des gazelles (bière sénégalaise). On ne s'en prive pas, tout se passe bien, tout le monde est content d'être là, mais ca se gâte. Apparement, ce n'est pas le genre d'endroit fréquenté par les toubabs et les gérants du bar, pas très hônnetes en on après nous, nos papiers et notre argent. On nous conseille de partir, il est tard et il nous faut trouver un endroit pour dormir. Ce sera au milieu d'un petit village Peul. Le lendemain, il y a des enfants partout, on se tape un foot, les gosses nous chantent des chansons, nous font visiter leur école, et on nous invite à manger le Tiéboudien, spécialitée à base de riz et de poisson.
On prend ensuite la direction de Saint Louis (on ne savait pas qu'il y avait des saints qui s'appelaient Louis..)L'océan et l'air frais sont très agréable après les chaleurs des jours précédents.
C'est le point de chute de Rémi, il connait la ville et nous amène à l'hydrobase où on peut laisser les camions à proximité de la plage. Là bas il y a des boutiques d'artisanats, des bars. On se fait une soirée chez Marie, dans un petit campement, les pieds dans le sable..Idéal pour déguster du poisson grillé, une marinade d'oignons...du bohneur!
Petit aperçu de Saint Louis
Après quelques jours à Saint Louis, chacun reprend sa route de son côté, Marion Zou et Polo du côté de la Casamance et Stéph et Emilie vers le Mali. Aurea, Derrick et Rémi restent sur Saint Louis. Nos routes se recroiseront peut-être plus tard, Inch'Allah!
De notre côté, on va reprendre doucement la route du sud, y'a plein de choses à voir, vous le verrez plus tard!
dimanche 2 mars 2008
Dakhla, le carrefour des routards d'Afrique noire
On en profite à nouveau pour monter une plaque en ferrail de protection sous les camions chez Ahmed, un super garago, qui en plus nous paye un bon tajine poisson le soir.
On a fait pas mal de rencontres depuis notre arrivée, notamment avec Rémy le lyonnais. Rémy quitte la France pour s'installer au Sénégal. Arrivé à Dakhla par le bus, Gaétan lui propose de tenir la place de Flo jusqu'au Sénégal. Il est donc devenu notre compagnon de route depuis quelques jours.
Il y a aussi Marion, Paul et Zou (Nono), partis il y a quelques jours de Paris en stop. Leur destination, c'est la casamance au Sénégal, ils vont y construire une petite cahute, cadeau de mariage pour des amis. On leur a proposé de faire la route en notre compagnie, à l'arrière des camions.
Et on retrouve Stéph et Emilie, qu'on a rencontré à Marrakech, qui partent pour le Mali. On fera les présentations de ce beau monde avec une belle photo de groupe un peu plus tard. Nous vlà 9 pour traverser la Mauritanie, c'est carrément sympa.
Nous, on est tous dans le même trip du départ, mais il y a ceux qui rentrent et pour qui l'aventure touche à sa fin. C'est le cas pour Thomas et son accolyte, après 5 mois notamment au Mali et Burkina. On s'échange les tuyaux, les bonnes enfiles et les dernières infos avant le passage de la frontière.
La dernière mais pas des moindres, c'est au sujet du Palu. En France, on ne nous a pas signalé qu'il est très mauvais de se traiter contre le Palu au delà de 3 mois. Or, nous allons passer plus de 3 mois dans des régions à risques! Autrement dit, on est bon pour le Palu.
Dailleurs, les gars qui en remontent y sont tous passés. Leur conseil, aller à l'hospital dès les premiers symptômes et tout ira bien. Si vous avez des infos à ce sujet, n'hésitez pas! Marielle peut être que tu t'y connais à ce sujet? Enfin, pas de panique, aujourd'hui ca se traite très bien, il faut juste veiller à le soigner à temps.
Et dire que j'ai investi 450€ en Malarone avant le départ! quitte à choper le palu à un moment, autant le choper tout de suite et ne pas faire le traitement.. Amis voyageurs...On a des cachetons à vous revendre!pas cher, pas cher...
Sinon le festoche est cool, avec des bons groupes. L'organisation laisse un peu à désirer, programmation "instable", et tous les soirs les groupes les plus interessants pour nous sont les derniers. Fin des concerts vers 3 h00 du mat, même pas fatigués! Les cametards sont envahis par les mouches, qui pardessus le marché nous reveillent de bonne heure le matin..On ne va pas être très frais pour le départ demain! Ce soir, il y a Tiken Jah et désert Rebel (groupe avec Guizmo de Tryo et le chanteur de Gnawa diffusion). Tous les soirs, de 3h00 à 6h00 il y a des after sur la plage avec les groupes, accessible à tous. Ce soir, on tente notre chance d'aller rencontrer Tiken..
Le départ pour la Mauritanie, c'est demain aprèm, après un bon couscous, nous sommes invités chez l'habitant. Il nous reste 400km avant la frontière, et on pense en avoir pour 2 ou 3 jours en Mauritanie. Il parait qu'au Sénégal, il fait déjà 38 degrés sur la côte, ca va être chaud...Nos prochaines nouvelles seront du Sénégal..Inch'Allah!!
A bientôt!