dimanche 22 juin 2008

Y'a rien de meilleur que la saucisse de Morteau!

L'arrivée de nos sauveurs
Ici, à Ouaga, tout se passe bien! Cyril et Pauline nous ont quitté mercredi soir pour rejoindre la france. Avec eux, on en a profité pour prendre de vraies vacances. OK, j'exagère, ça fait un peu depuis le mois de janvier qu'on est en vacances (quoique, le voyage c'est pas reposant tous les jours!). On va dire qu'on a posé les valises un moment.
On a pas mal bougé: visite du musée du burkina, du musée de la musique, rencontre avec les crocodiles sacrés de Sabou, match de foot au stade de Ouaga et suivi de l'euro 2008, balades en ville, dans les marchés et dans la forêt, maquis, pétanques, théatre, coiffures, coutures et bonnes bouffes...

Vraiment on a passé de bons moments. Ca a été l'occasion pour nous de rencontrer Zach, un burkinabé au parcours assez spécial, qui était venu en Stage à la ville de Besançon en 2004, et qui avait bossé avec Cyril à cette occasion. Avant le départ, Cyril a repris contact avec lui, une bonne occasion de se retrouver, dautant plus que zach habite sur Ouaga.
Je ne vous en dis pas plus sur ce drôle de petit bonhomme, je vous invite plutôt à lire son livre (Et oui, il a écrit un livre sur sa vie, de l'enfance à l'université). Le bouquin s'appelle « Va sonner », donc de Zacharia Sé, et vous le trouverez en vente sur Besançon. Avis aux amateurs.
On a partagé pas mal de temps tous ensemble, encore un grand merci à Cyril et Popo d'avoir fait le déplacement, ca vallait le coup.

Crocodile sacré (ou plutôt sacré crocodile!)

Entre temps, devinez qui nous a rejoint? Je vous donne un indice, il fait peur aux enfants..
Stéfane! (voir photo de NOUS REVOILA) Stéf et Emilie, nos amis les manchots. De retour au burkina, et pleins de motivation pour tracer au maroc, il font une petite halte avec nous, ce qui nous fait 'achement plaisir.
Flash info: Stéf revient du medecin, il a choppé le palu! Fièvre, maux de tête et vomissement, des signes qui ne trompent pas! Bon rétablissement et garde le bien pour toi!

On s'est baladé dans la forêt de Ouaga: on a "dérangé" un croco en pleine sieste, observé un varan, mais le plus beau spectacle c'était les milliers de chauve-souris accrochées aux arbres! (petit coucou à ma soeur)

Depuis quelques temps, pas mal de changements sont intervenus dans le programme de BAMAKO BY BUS, qui s'est transformé en BENIN BY BUS, Gaéts va vous glisser un petit mot à ce sujet:

Salut les amis !

Suite à des problèmes personnels, l'aventure va bientôt se terminer pour moi.
Le 14 juillet, Flo atterira à Ouaga et nous prendrons la route direction... la France !
Ces quelques mois en Afrique ont été vraiment riches en découvertes et en émotions. Je crois que j'ai appris pas mal de choses sur la vie en côtoyant ces gens simples, qui vivent avec peu de moyens. Cette expérience restera gravée dans ma mémoire.
C'est donc le coeur gros que je vais devoir quitter Johnny et Amandine. J'espère que la suite du voyage se passera bien pour eux, en tout cas je le leur souhaite.
Moi, de mon côté, je vais profiter des quelques semaines qui me reste à passer sur le continent africain et ensuite, il sera temps de rentrer, avec des souvenirs plein la tête...
A bientôt !

Gaéts

Une nouvelle qui nous attriste bien, ca va nous faire bizarre. On va profiter à fond du temps qui nous reste à passer ensemble! En attendant Flo, on va se mettre en quête d'une assoc à aider, un autre projet nous attend. On vous tiendra au courant.

Et puis on s'y prend un peu tard, mais il n'est jamais trop tard!
Amis et famille de la Haute-doubie se mobilisent pour qu'ait lieu le 3ème tournoi de foot. Attention! Il aura lieu cette année à La longeville, le 28 juin. D'abord on les remercie pour leur motivation, et ensuite, on vous invite à former une équipe! Inscriptions et conditions au 06.07.37.78.96, ou au 06.76.05.31.64 .


Je crois que tout est dit, on attend de vos nouvelles, et à la revoyure!
PS: Pour en revenir au titre, ça fait 4 mois qu'on mange du riz sauce, on va rentrer les yeux bridés! En tout cas, on est loin d'être constipés!
Encore merci à Cyril et Paupau, croyez-moi! Saucisse-cancoillotte, y'a rien de meilleur!
Jo

vendredi 20 juin 2008

Renov chalet en afrique!



mise en place des chevrons, du contre-plaqué et des couvre-joints



Une fois l'eau dans le centre, on s'est penché sur le second problème. Le toit du centre est constitué d'une simple tôle en ferrail, par les grosses chaleurs, il y fait tellement chaud qu'il est difficile de rester dans les pièces. Monsieur Amadou, le Directeur, souhaitait ajouter un faux-plafond sous la tôle dans la salle d'animation et dans les dortoirs, afin d'atténuer l'effet du soleil.
Pour nous aider dans les travaux, nous avons pris contact avec un menuisier, Zacharie. Là aussi, les garçons ont bien participés (on ne peut pas vraiment dire que ce soit mon cas, je les ai plutôt regardés! Désolé Louis, tu pourras pas m'embaucher au retour..) Bosser avec Zacharie a été un vrai plaisir, bon... les méthodes de travail ne sont pas vraiment les mêmes, ici, on y va un peu à l'oeil et au feeling, et ça marche! Ils ont creusé des trous dans les murs pour y mettre des chevrons, de quoi constituer le cadre support du plafond, et ont ensuite ajouté des feuilles de contre-plaqué, et des couvre-joints. Le tout sans visseuse, sans niveau, et sans pendulaire. Fastoche!!


Et voilà le résultat!



Deux beaux projets d'achevés, nous n'étions pas rassasiés pour autant! Compte-tenu de l'excellent rapport entre PIED et AFREECA, l'envie nous a pris de préparer une petite surprise: peindre la salle d'animation. Avec les faux-plafonds et la peinture, elle deviendra plus attrayante. C'est le lieu de vie et d'apprentissage des enfants, on doit leur donner envie d'y passer du temps.
On a donc acheté des bidons de peinture à eau blanche, et des colorants.

La manche et la doubie en action



On avait dans l'idée d'y mettre plusieurs tons: un fond orangé, et un soubassement rouge. En regardant les photos, vous allez vite vous rendre compte qu'on a été « victimes » de quelques problèmes de colorations, et d'une erreur lors de l'achat d'un pot de peinture vert, à la place de blanc. Mais c'est ça l'afrique, Cyril et Pauline pourront vous le dire!

Au final, on se retrouve avec un beau fond blanc cassé, et des soubassements de différentes couleurs : rose, et mauve. Croyez-moi, le résultat est très sympa. On a pu obtenir des pochoirs avec l'aide de Salamatou pour finir la déco de la salle..on a peind les chiffres et l'alphabet, et fait de beaux cadres pour accrocher une carte du monde et de l'afrique.



Tout ça en cachette du personnel de PIED! On avait tout de même mis les éducatrices au parfum. Le samedi suivant la fin des travaux, Moussa (le directeur) a organisé une fête d'inauguration, réunissant les deux asso. Ca n'a pas été facile de garder le suspens jusqu'au bout! On avait même préparé le ruban devant la porte de la salle et le ciseaux sur un plateau (quand même pas). On a réunit tout le personnel devant la salle, lumière éteinte, et là, surprise! Ca a été un bon moment.



Cérémonie d'inauguration


Evidemment, après avoir crée des liens aussi fort, ça n'a pas été facile de quitter Djougou. PIED ONG nous a offert un magnifique cadre pour celler notre amitié. On a beaucoup parlé de l'avenir, et avons dans l'idée d'aider Moussa dans son projet de centre de formation pour les enfants. On souhaite lui donner un coup de pouce en finançant la construction du bâtiment, l'année prochaine si c'est possible. Moussa est quelqu'un qui se bouge, il s'est déjà déméné pour récuperer des machines à coudre pour l'atelier couture, ça ne traîne pas. C'est de là que vient notre motivation pour le soutenir, au delà du combat qu'il mène chaque jour pour la liberté des enfants.


J'espère que j'ai été assez claire dans les explications, si vous avez des questions, n'hésitez pas, on est là pour vous répondre. On voudrait dailleurs votre avis, que pensez-vous de cette collaboration avec PIED ONG, et du financement du bâtiment de formation?



Atelier perles mené par Emilie, avec la matériel que Lucienne Billod (maman Alex) nous a donné, et le tableau offert par PIED.

jeudi 19 juin 2008

On se jette à l'eau



Comme on vous l'a promis, on fait un retour sur l'association PIED, histoire de vous présenter le projet dans lequel Afreeca s'est investit..D'abord, une petite présentation de PIED ONG:

L'association P.I.E.D. est un centre d'accueil des enfants victimes de la traite et de maltraitance. Il est situé à Djougou, dans le nord du Bénin.

Il recueille des enfants dont de multiples droits sont bafoués : non-scolarisation, mariages forcés, viols... La plupart des jeunes qui séjournent au centre sont victimes de la traite des enfants : ils sont envoyés par leur famille ou des tiers pour travailler au Nigéria.

Après avoir recueillis ces jeunes, P.I.E.D. se charge de les faire retourner dans leur famille dans de bonnes conditions, et effectue un important suivi afin qu'ils ne subissent pas deux fois le même sort !

P.I.E.D. organise également des campagnes de sensibilisation dans les villages afin de participer à une prise de conscience de la population des droits des enfants.

Actuellement, l'O.N.G. a pour projet la construction d'une salle d'apprentissage, ce qui permettra aux enfants accueillis d'apprendre un métier (couture, menuiserie, mécanique...).

Lors de notre rencontre, PIED nous a soumis plusieurs projets, parmi lesquels:
- l'approvisionnement du centre en eau potable
- les faux-plafonds dans la salle d'animation et les dortoirs
- la réfection de la salle d'animation
- la construction d'un centre d'apprentissage de métier pour les enfants
- la construction d'un troisième dortoir
- l'équipement de l'aire de jeux des enfants
- les fournitures didactiques et ludiques

Pas facile pour nous de faire un choix! On a essayé de cibler les besoins qui nous semblaient les plus importants, et avons retenus les 3 premiers projets cités; l'eau, les faux-plafonds et la salle d'animation.

Les enfants partant chercher l'eau ( les vêtements qu'ils portent ont été donné par Charles et autres donateurs) et Gaétan qui prend les mesures pour les canalisations
Ca bosse dur! Après avoir creusé la tranchée, Yacoubou notre plombier assemble les tuyaux.

L'acheminement de l'eau, vous le connaissez déjà, on vous en a fait part précedemment. Ce qu'on ne vous a pas dit, c'est que le projet s'est déroulé en deux étapes: la première étant d'amener les canalisations du compteur à 600 mètres, au centre à 600 mètres du compteur (compris?), le second consistant à approvisionner les douches du centre en no, yes?! C'est à ce moment là que nos amis manchots ont integrés l'asso, et on peut le dire, s'y sont carrément investit.

L'installation de l'eau dans les douches

Tout s'est passé très vite, à partir du moment où on a réussi à obtenir un rendez-vous avec un plombier. Ca a été la partie la plus difficile. Pas la peine de vous décrire ce qu'est un rendez-vous à l'africaine! On vous épargnera aussi tout ce qu'on a entendu (notre incapacité à creuser, le sol français; c'est...du sable!!)
On y est allés à coeur joie pour creuser la tranchée, pelles et pioches en mains, une vraie partie de plaisir! On était chaud pour la suite...


Le robinet dans le centre!
Les membres de PIED ONG et AFREECA ( en blanc, c'est Moussa, le directeur de PIED)

mardi 10 juin 2008

NOUS REVOILA!


Photo 1: Ca, c'est Djougou! Quartier où nous habitions, sur la route du Togo.
Photo 2: Une femme entrain de cuisiner un plat du Bénin..La pâte de Maïs. Ca se mange avec les doigts, on trempe la pâte dans une sauce pimentée (tout se mange avec du piment là-bas), agrémentée de fromage, viande ou poisson.
Photo 3 et 4: Paysage et habitations typiques du nord du Bénin.
Photo 5: Cascade de Tanougou, où on a eu le plaisir de se baigner, un coin vraiment sympa, dautant plus qu'on était les seuls à profiter du site.


Désolé de ne pas avoir pu vous donner de nouvelles plus tôt, et un grand merci à Magali qui a fait le messager pour nous!
Un mois et demi que nous étions au Bénin! On peut vous dire que le temps est passé vite! Comme Mag vous l'a écrit, on a trouvé une bonne asso et un bon projet..On a même eu la visite, un peu surprise, des manchots. Ils sont restés 3 semaines en notre compagnie, nous ont filé un bon coup de main pour le projet et ont même adheré à l'asso! On garde les explications pour plus tard, pour l'instant on a envie de vous faire rêver un peu avec une bonne cession photo (dans la mesure du possible, internet semble toujours être aussi capricieux...).
Nous sommes donc de retour au Burkina Faso, on a trouvé une maison sur Ouagadougou..et surtout on a trouvé Cyril et Pauline à l'aéroport...et leur valise remplie de produits du terroir..
C'était un peu comme un soir de noël : Notre foie gras, c'était la saucisse de Morteau, notre champagne; le pontarlier, sans parler du kilo de comté, et du pot de colle: LA CANCOILLOTTE!!
On a l'intention de trouver un autre projet sur le Burkina, mais pour l'instant on profite de Cyril et Pauline. On se balade pas mal en ville, on visite les coins touristiques. Samedi, on est allés au stade du 04 Août, le stade de Ouaga, pour voir le match Burkina-Faso/Burundi! Score final; 2-0 pour le Burkina..Une première pour les filles. Ambiance chaleureuse au stade malgré quelques pick-pockets agiles.
Ici, on a gagné quelques dégrés par rapport au Bénin, on approche facilement des 40° dans la journée. Imaginez un peu le choc thermique pour les 2 toubabs, fraîchement arrivés de France (avec leurs sacs de couchage)!
Voilà pour aujourd'hui! Plus d'explications prochainement! avec d'autres photos..Un peu de suspens pour que vous continuiez à nous suivre!
On pense fort à vous! à très bientôt!


A gauche: Une tata somba: maison à étage, Le bas est utilisé pour abriter les animaux et faire la cuisine, le haut, c'est l'habitation pour la famille.
A droite: Un cabaret à tchouk! Le tchouk, c'est la bière de mil, boisson locale. A consommer avec modération!!
A gauche: Ca, c'est la Manche, on sait, ça fait flipper. (petit bonjour au passage, désolé Stéf, on n'a pas pu s'en empêcher)
A droite: Petit exercice physique,il suffit d'incliner légèrement la tête vers la gauche pour voir le fromage du Bénin, qui se lézarde au soleil, sur la 504. Heureusement, on le mange cuit et sans les mouches!
Un mécano en plein taf (nouveau proto peugeot!)

samedi 31 mai 2008

Bonne arrivée au Bénin

Hé oui, nous sommes arrivés au Bénin et on s'est arrêté là pour cette fois.

La traversée du Mali s'est fait en trois jours, on en profitera plus au retour.
On a traversé le pays plus ou moins en règle, mais on a économisé 15 000 fcfa chacun (23 euros environ). Ici, ce n'est pas rien ! En tout cas, on peut déjà vous dire que ça a l'air magnifique, pour les détails, on vous racontera au mois d'août ou septembre, période où nous devrions être là-bas.

L'arrivée à la frontière du Burkina se passe plutôt bien, si ce n'est que le douanier refuse notre carnet de passage en douane (document officiel pour le véhicule exigé par le Burkina que nous avons payé très cher en France pour ne pas avoir à payer les taxes pour les camions aux frontières...). Ça nous coûte 5000 francs par voiture, à faire renouveller tous les mois.

On fait une petite pause à Bobo-Dioulasso, on visite un peu le marché central et ses alentours. C'est un peu oppressant, les première rencontres ne sont pas les bonnes comme souvent. Ça y va de l'arnaque au parking gratuit qu'on nous fait payer, des tarifs négociés pour une nuit dans un campement qui gonflent d'un tiers au moment de règler, du serveur de la pompe à essence de chez Shell qui arrive à mettre plus d'essence dans le réservoir que ce qu'il contient (astuce : ne pas raccrocher la pompe après avoir fait le plein d'une moto). Sur ce coup là, Jo gère la situation !
Dans la foulée, on rencontre Abou qui travaille pour une assoc' de Besançon : ASSO BURKINA.
Il nous accueille chez lui quelques nuits. Il va nous aider à rencontrer d'autres assoc' à Bobo.
On sait qu'ici, il y a SOS Village d'enfants. On voulait visiter un village en Afrique noire après notre visite à EL JADIDA, Maroc.
Le directeur, M. Sy Sibeflan Traore et un des éducateurs, M. Kentega Tiregma Hermann nous reçoivent (encore merci à eux)
Il y a deux villages au Burkina, un à Ouagadougou et un à Bobo-Dioulasso. Celui-ci compte 12 mères, 7 tantes pour aider les mamans et 10 enfants par foyer ! C'est le maximum possible ! Le système est le même qu'au Maroc, à deux différences près :

- Les enfants recueillis sont des enfants en situation précaires, venant des familles démunies (aucun soutien alimentaire) ou orphelins partiels et plus rarement orphelins totaux. Beaucoup viennent de Côte d'Ivoire, victimes du rapatriement qui a eu lieu pendant la guerre.

- On ne dénote pas de soutien financier particulier de l'extérieur, comme Total, Aacdo pour El Jadida.

Un village en excellente santé, une visite qui nous ravis.
Pour plus d'infos ou pour parrainer contacter M. Sy Sibeflan Traoré
au 00 226 76 67 81 60.

Après ça, Abou nous amène à la rencontre d'une autre assoc' : ESPOIR POUR DEMAIN.
On y fait la connaissance de Christine, qui nous consacre du temps pour nous raconter l'histoire de l'assocation.

AED lutte contre le sida, elle cible les femmes enceintes et les enfants. Son objectif : améliorer les conditions de vie de l'enfant en situation difficile, réduire les risques de transmisssion materno-foetale de l'infection au virus et améliorer la condition de vie de l'enfant infecté ou affecté, de la femme enceinte séropositive et du couple mère-enfant séropositif.

AED a un intérêt médical en appuyant les femmes et les enfants séropositifs en permettant aux femmes enceintes séropositives de bénéficier de la névirapine afin de limiter les risques d'exposition aux enfants à naître et aider les enfants à bénéficier d'un traitement adéquat.

L'assoc a également un rôle nutritionnel en informant les mères au sujet du danger de l'allaitement, en les fournissant en lait maternisé, en permettant aux enfants d'avoir une alimentation équilibrée et en soutenant les enfants de femmes séropositives ainsi que les familles d'accueil des orphelins du VIH.
C'est aussi un soutien psychosocial pour les malades et leur famille.
Les activités actuelles de l'AED, ormis celle décrites précédemment sont la formation de femmes en situation précaire aux activités génératrices de revenus,
les visites à domicile et/ou à l'hôpital, le porte à porte, le soutien scolaire
des enfants...
Un coup de cœur pour nous.
Cette assoc' vit aussi de parrainage. Si ça vous intéresse de les aider, vous pouvez les contacter par mail à :

aespoir_pourdemain@yahoo.fr

ou sur le site : http://www.aed-bf.org

Merci à Christine !

On quitte finalement Bobo au bout de quelques jours, sans avoir pu revoir nos amis les manchots, Steph et Emilie. Eux aussi sont à Bobo, mais sont en plein mariage.
Les manchots, on est au Bénin, on vous attend ?!

Nous on s'écarte un peu de la route de Ouagadougou pour rendre visite aux hyppopotames, mais franchement les tarifs pour les étrangers sont gonflés, on abandonne.
On se retrouve comme ça à Dédougou, où on passe deux jours à ne presque rien faire... On souffre de la chaleur, surtout la nuit, l'air ne se rafraichit pas.
On prend quand même le temps de visiter un dispensaire, le dispensaire des soeurs de la charité. Beaucoup de bébés y sont soignés, accompagnés par leur maman, ainsi que d'autres malades de tout âge.
Évidement, il y a beaucoup de besoins ici, on laissera des médicaments et des habits pour les enfants. Même pas droit à une photo en remerciement, ça, ça nous déçoit.

Jo et Gaëts profitent de la petite halte pour trinquer pour l'anniversaire de Carole (bon anni poulette), c'est du chouette !

Le jour où on doit reprendre la route de Ouagadougou, Gaëts se fait réveiller par les flics qui veulent nous contrôler de bon matin et nous on tombe en panne. Coup de fil à papa Caco, c'est juste la batterie qui est déchargée, merci papa !
Ce qu'on ne sait pas, c'est que 120 km de pistes merdiques nous attendent...
Journée de merde !

Le reste du Burkina, on le fait presque en une traite. On a envie de se poser et de bosser pour l'assoc'.
Mais on est pas au bout de nos peines ! Alors que le Bénin nous ouvre les bras, la police des frontières nous met clandestins dans son pays. Explications, le visa doit se prendre à Cotonou, mais nous ne devons pas aller à Cotonou. La police nous fait alors payer 5000 fcfa pour un tampon valable trois mois dans le nord du pays pour nous éviter d'aller à Cotonou. On trouve ça louche, mais le policier me dit que je pose trop de questions.
C'est en allant se présenter au consulat qu'on apprend que ce n'est pas valable du tout. Nous ne sommes pas en règles ! Résultat, on doit partir à Cotonou. On fait la connaissance de Boris et père Gilbert qui nous donneront un bon coup de main. Ils nous permettent de laisser les camions au centre Guy Riobé de Parakou, le temps qu'on fasse le déplacement en bus.

Quatre jours plus tard on est en règle, on a eu l'occasion de " visiter " Cotonou, de rencontrer James, un humanitaire qui bosse à Djougou et d'assister aux élections municipales et locales (bonne ambiance).
On y découvre que le Bénin est un pays très stable et un bel exemple de démocratie. Il est en tête de liste, même avant l'Europe !
A Cotonou, on est à fond dans la recherche d'un projet, on a eu contact avec Soeur Agnès, soeur de frère Alfred et le projet du pont n'est plus valable.
De son côté, elle va essayer de nous aider à trouver quelque chose. Nous aussi on entame les démarches, on va presque à rencontrer Hounnouvi K. Rigobert, secrétaire général du ministère de la famille et de l'enfance. Il nous fournit des adresses d'assoc' avec qui nous prenons contact.

Rendez-vous est pris avec l'une d'elle : PIED à Djougou, nord Bénin. PIED c'est Programme d'Insertion des Enfants Déshérités.
Créée depuis 1994, elle s'occupe des " enfants victimes ". Victimes de mariages forcés, de l'excision, de maltraitance, de pauvreté de la famille... Ce sont des enfants en fuite que la police interpelle. Là, la police fait appel à PIED-ONG, qui s'occupe de l'enfant au centre prévu à cet effet et qui tente de comprendre la situation, de négocier avec la famille et réinsérer socialement l'enfant.

L'assoc' a certains besoins, notamment celui d'acheminer l'eau jusqu'au centre qui n'en est pas pourvu. Il manque aussi un bâtiment dortoir pour les filles.
Nous, le projet de l'eau nous intéresse. C'est important pour le centre d'être relié directement c'est un besoin réel pour les enfants.
Le centre a une capacité d'accueil d'une trentaine d'enfants, le point d'eau le plus proche se trouve à 1 km de là.
Imaginez devoir ramener de l'eau pour les besoins de trente gamins pour boire, cuisiner, les douches, les toilettes, etc...

PIED a déjà réussi à rapprocher le point d'eau de 400 m, il reste 600 m à notre charge. Il faut aussi préciser que le sol à Djougou est très rocheux. Ils avaient commencé de creuser un puit dans le centre mais la roche a tout stoppé à 8 m de profondeur. On ne sait pas où se trouve la nappe phréatique et il faudrait faire sauter la pierre à coup de dynamite au risque que le centre ne s'écroule. Pas de suite pour le puit.

On exprime notre volonté de s'investir totalement dans leur assoc' et de suivre leur action social. Pour eux, pas de soucis. Ils nous aident à trouver un logement, deux chambres + salon , douches et toilettes communes avec la famille qui nous accueille, on nous prête un téléphone, et on s'achète de vélos pour nos déplacements, ça vaut le détour... Bref tout va bien !

On bosse comme des fous sur notre projet, enfin comme des fous à l'africaine...
On a attendu le plombier pendant deux jours pour un devis.
On doit creuser une tranchée de 30 cm de profondeur sur 560 m de long et ça c'est notre boulot.

Pêles et pioches en main, on commence à 7h00 demain matin. Ça promet !
Mais nous sommes contents. Amadou Moussa le directeur nous laisse libres de nos décisions et nous donne de vrais coups de pouce à la fois...
On le sent sérieux et accessible. C'est ce qu'on attendait.
Et vous, qu'en pensez-vous ?

Un grand merci à Magali qui vient de taper tout ce texte, à Djougou il n'y a plus Internet depuis 15 jours, ça déraille. Y a donc fallu envoyer par courrier notre texte ! Milles excuses pour le retard...

En espérant qu'Internet remarche vite, faites nous part de vos pensées ! Et dès qu'on le pourra, on fera un message spécial photos...

Nous on est ici jusqu'à fin mai, ensuite on retrouve Cyril et Popo à Ouagadougou avec impatience.

A bientôt !

(texte daté du 29/04/08)

jeudi 1 mai 2008

Quelques courtes bonnes nouvelles

Des soucis de connexions Internet empêchent nos précieux aventurieux de nous conter les derniers événements...
En attendant que le problème soit résolu(apparement cela risque malheureusement de durer pas mal de temps),
voici quelques news croustillantes !

Ils sont actuellement à Djougou au nord de Bénin où ils ont un petit appartement et ont trouvé un projet !
Ils aident une association qui s'appelle Pied-Ong (Programme d'Insertion des Enfants Déshérités).
Depuis deux jours, ils creusent un trou afin d'installer des canalisations qui permettront que l'eau puisse arriver jusqu'au centre.

Amandine a concocter un petit texte pour nous expliquer tout ça dès que je le recevrai il sera mis en ligne.

En attendant patience, patience...

samedi 5 avril 2008

Petit tour du Sénégal..

On arrive dans le sud du Sénégal, découverte de la brousse africaine! Il y a des baobabs partout! Des fromagers; arbres gigantesques, et des anacardiers; arbres à pommes de cajoux, un régal...Depuis Kaolak, on roule sur la piste, à côté de la route "goudronnée" dans un triste état. On part visiter le village de Missirah, c'est ici qu'il y a le plus gros fromager du Sénégal, 30m de circonférence. Il y a aussi le parc national du Delta du Saloum, merveilleuse zone naturelle. Dommage que les prix soient très élevés, on se contentera d'un tour à pied, on oublie rapidement la pirogue! On croise facochères, singes, quelques antilopes, mais pas de z'hyènes! Pourtant, y'en a en pagaille!


Au village, on rencontre Hassan, père de famille très sympa, il nous accueille pour la nuit. Il a un projet pour son village de 4000 hab, il souhaiterait developper un jardin bio. Il possède déjà le terrain, un puits, il y aurait besoin d'un deuxième puits, et de quelques outils pour travailler la terre. Le projet pourrait prendre forme assez rapidement. Nous prenons connaissance de son dossier très pro. Il y aurait même possibilité d'ouvrir un centre de formation! Tout ça commence à nous interesser, un projet de developement durable, c'est le pied!


A Missirah, il y a aussi Adrien et Christophe..Deux français qui vivent ici à temps partiel, ils tournent un film sur la reserve et les habitants des alentours. Grâce à cette rencontre, on va en apprendre long sur Hassan! Il a déjà eu les faveurs d'une assoc', il y a quelques années, pour la construction du premier puits...Et il s'avère qu'il a mangé une bonne partie de l'argent..Il garde le fric pour lui, c'est un arnaqueur. Son projet est lancé depuis longtemps, les assoc' l'ont laissé tomber pour la suite de son projet. D'autres part, il nous avait dit qu'il était le seul à travailler dans ce domaine, alors que d'autres jardins existent déjà, et fonctionnent à merveille."No comment", on a eu chaud. Dur d'accorder sa confiance ici!


Bonne déception, mais on accuse le coup en repartant en casamance par la transgambienne, routes complètement épaves! On fait étape un peu avant la frontière, les flics se pointent dans la nuit, armés jusqu'au dents! Selon leur dire, tout le Sénégal sait que nous dormons là et qu'il serait plus prudent de se rapprocher du village voisin, les coupeurs de routes rôdent.

On traverse la Gambie d'un traite, le pays des tampons à mille francs! Un tampon à chaques contrôles, et je ne vous dit pas le nombre de contrôle que nous avons eu!!Je vous laisse imaginer! Il faut bien les arroser, tous ces beaux uniformes!

On découvre la Casamance et ses jolis paysages, très boisés et très vert. L'eau est présente un peu partout, avec le fleuve casamance et sa mangrove.
Mame Cheikh effectue un voyage en Casamance pour se faire "soigner" par les marabouts..Nous allons à Bloc Séfa, puis Salikegne, étapes necessaires à sa guérison. Il doit aussi retrouver son fils qu'il n'a pas vu depuis très longtemps. Après ça, on file à Cap Skiring, profiter de l'occasion de se baigner et se rafraîchir avant les grandes chaleurs maliennes. Ensuite, direction Sam Sam, où nos amis Marion, Paulo et Zou sont bien installés. Ils contruisent une case pour un mariage, elle doit être finit avant l'hivernage, au mois de mai. Ils vivent avec la famille d'Idrissa, Mafal..Nous mangeons tous ensemble, 15 autour du même plat, ça fait du monde! Derrick et Auréa les ont rejoint. (Pour ceux qui ne se rappellent pas, ce sont nos compagnons de voyages de Mauritanie, les stoppeurs...)

Sam sam est un tout petit village perdu au milieu de la brousse, très joli, calme, et la température y est largement supportable. Pas d'élèctricité, on va chercher l'eau au puits; c'est un retour aux sources.

Jo et Gaéts s'essaient à la pêche, sans grand succès, Jo ramène quand même une raie, insuffisant pour nourrir toute la famille. On apprécie le fait de prendre des douches régulièrement avec l'eau fraîche du puits. A part ça, quelques balades dans la brousse où Marion et Amandine en profitent pour couper des piquets, et à Elinkine, village voisin, pour faire les courses. Nous sommes restés 4 jours à Sam Sam, on aurait aimé rester plus longtemps, mais nous avons de la route!


Ici, on arrive à vivre avec un budget bouffe d'en moyenne 3000Fcfa par jour, soit 1000 Fcfa par personne. En euros, ça représente 1.5 € par jour pour une personne. Je pense même qu'on pourrait s'en sortir pour moins que ça, mais dès que les commerçants voient ta petite tête de toubab, c'est les soldes à l'envers! Viens chez moi mon ami, que je gonfle les prix!
On en rigole, mais ce n'est pas toujours drôle! Le client devant toi arrive à avoir le kilo de tomate à 500Fcfa, et toi on te l'annonce à 1000Fcfa, non discutable...bien entendu!
En dehors de ça, on a "subit" quelques contrôles de police...Il en ressort une amende de 3000 Fcfa pour non port de la ceinture de sécurité (Jo), et un bakchich de 2000 Fcfa pour les triangles de sécurité..Il en faut 2 par camions, et nous n'en n'avons qu'un!


Depuis que nous sommes en Casamance, pour des raisons de sécurité, on squat dans des villages la nuit...En général, on est l'attraction du coin..Tous les gamins des quartiers pointent leur frimousse, ils examinent les camions sous tous les angles, en te demandant de leur donner tout ce qu'il y a à l'interieur! On est devenu des rapes...On ne donne rien. C'est une mauvais habitude que les gosses ont pris, à cause de nous, touristes..
Il y a tellement de mondes autour de nous quand on arrive dans les villages que Gaéts a frotté tout le bas du camion en manoeuvrant, il reste gravé une belle raye, en souvenir!


Côté trajet, on y voit plus clair dans ce qu'on veut faire..On va peut être passer pour des fous, mais on a pris la décision de tracer la route jusqu'au Bénin...Ben ouais, maintenant qu'on est là, on ne s'arrête plus! Explications: Le Bénin n'est pas très loin du Burkina, et là bas, nous avons un contact sûr pour la réalisation d'un projet humanitaire. On a failli se faire avoir une fois, on a pas envie que ça recommence. On sait que frère Alfred à une soeur au Bénin (une soeur qui est soeur dailleurs). Pour ceux qui ne connaissent pas Alfred, c'est un ami à nous qui nous a beaucoup aidé pour l'association.
Il nous avait parlé d'un projet au Bénin quand nous avons finit celui au Cameroun, il y a quelques années déjà. Ce projet consiste en la construction d'un pont, pour relier un village coupé du monde pendant la saison des pluies. Point de chute, Kandi, au nord du Bénin. On ne s'engage pas, mais on a vraiment envie d'aller voir ce que ca peut donner!

Bref, le temps est venu pour nous d'aller voir ce qui se passe au Mali...On pense pouvoir y être dans quelques jours...Aurevoir Sénégal, nous ne repasserons pas par chez toi pour la route du retour, on passera directement par la Mauritanie..Mais à bientôt, sans doute...