jeudi 19 mars 2009

Du piment à Cayenne


Coucou, c'est didine, en direct de la Guyane!
Ca y est! On y est! Et franchement, on est content. Nos premières impressions sont positives. On nous avait dit qu'il n'y a pas de juste milieu avec la guyane, en gros t'aimes ou t'aimes pas. Ben nous, on adore! Emilie, toi qui a adoré Saint-Louis, t'aimerais Cayenne avec son style petites baraques colonniales un peu partout. Y'a un peu de moustiques, mais pour l'isntant c'est pas excessif, et on a pas encore vu de bêbêtes énormes. Bon, on est en ville...

Allez, je vous fais un petit retour sur nos aventures depuis ce week-end car il y en déjà, des choses à dire.
Parés pour le départ
A commencer par vendredi soir, juste avant d'aller se coucher. On jette un dernier coup d'oeil à notre boite mail. Message d'Air Caraïbe pour nous informer que notre vol du dimanche 15 mars est annulé, remplacé par un vol direct le lundi 16 à 13H00. Le départ pour Paris étant prévu avec le ptit Louis le lendemain à 7h00, impossible de changer le planning. Ca nous a fait 2 nuits sur Paris, notre bourse n'était pas contente mais tant-pis. On a passé la journée de dimanche à se balader dans Paris, c'était sympa, d'autant plus qu'il faisait super bon.

Lundi, 13H00, nos bagages et nous étions prêt à décoller. Pour tous ceux à qui j'ai dit que je boulais à mort, et bien tout s'est bien passé, évidemment! L'angoisse du décollage passée, je me suis sentie aussi bien dans l'avion que dans une voiture. AIR CARAIBE est une compagnie agréable, sauf qu'ils ont pas voulu me donner de couverts en cadeau. Ben oui, on est parti qu'avec 2 fourchettes. Pour se venger, on a fait comme tout le monde, on a piqué une couverture. Quelle idée de demander aussi, la prochaine fois je me sers direct. On a traversé l'océan atlantique nord, environ 7000 kilomètres en 9h00. 18H30 (moins 4H00 en Guyane), on commence à survoler la forêt amazonienne, autant de verdure c'est impressionnant et majestueux, magnifique. Tu te demandes si tu vas pas attérir dans la forêt, parcqu'il n'y a rien d'autre. Descente d'avion, on sent qu'il fait chaud, qu'il y a de l'humidité dans l'air, mais tout ça a l'air supportable, ça s'annonce pas mal.

A l'aéroport, on a rencontré un guyanaise, Callixta. Elle était perdue alors on lui a filé un petit coup de main pour trouver la porte d'embarquement, on prenait le même vol. Pour nous remercier, elle nous propose de nous conduire de l'aéroport à un hôtel dans le centre de Cayenne. Pour nous, c'est un taxi d'économisé. Le neveu de Callixta nous dépose dans un petit hôtel, 48€ la nuit pour deux, on ne trouvera rien de moins cher pour ce soir. L'excitation du départ atténué, on se sent un peu perdu, tous les deux, tout là bas en Guyane. On est fatigué et on se demande bien par quel bout on va commencer, on est à l'arrache!

Une bonne nuit de repos nous fait du bien. 8h00 le lendemain, on part à l'assaut de Cayenne. 10 mètres plus loin que l'hôtel on est déjà en transe. La vlà l'humidité! On parcourt peut être 2kilos à pied pour rejoindre le centre, mais avec les sacs et le soleil j'ai l'impression que c'est une éternité. On a retrouvé toute notre motivation, nos premières impressions se confirment, ça à l'air cool. Au programme de cette journée; inscription au CouchSurfing (un site où pleins de bonnes gens se proposent de te prêter un canapé gratos pour dormir), histoire de voir si de bonnes âmes seraient partantes pour nous dépanner quelques nuits. Visite à l'ANPE, où Jo postule pour deux jobs, un dans le nettoyage indus et un dans l'entretien d'espace vert et dernière mission, trouver un lit pour la nuit. A la recherche d'un hôtel, on demande à deux jeunes à la terrasse d'un café s'ils ne connaissent pas une bonne adresse; ils nous proposent un hamac dans la maison d'un de leur pote où ils squattent. Le pote est absent pour le moment.

Il y a Claire et Xa, nos sauveurs, des métropolitains en quête d'aventure en Guyane et pays voisins, et Simon (pas encore en photo), métro lui aussi, en stage pour 6 mois sur Cayenne. Le voyage ça a du bon, ça fait du bien de trouver des gens pour se refiler les bons tuyaux, partager, se dépanner. A charge de revanche, bien entendu.

Résultat, on est jeudi et on squatte toujours avec nos poteaux. La photo de droite c'est le squat sur la terrasse de la maison et à gauche, la découverte du ruhm (découverte?)! Regardez bien la bouteille, y'a le prix.
Jo a été appelé direct pour le taf dans le nettoyage industriel, il a commencé ce matin. Pour l'instant il s'occupe de la remise en état d'un lycée. Horaire de taf: 7H00 - 18H00 avec une demi heure de pause le midi. De quoi se remettre dans le bain illico!

Moi je suis chargée de trouver un appart et ptêtre une bagnole, vous laisser des messages sur le blog et...trouver du boulot. Demain, je m'inscris en intérim, il paraît que le secrétariat ça marche bien ici.

En conclusion, on peut dire que ça ne se passe pas trop mal! Sans regret.

J'en profite également pour vous signaler qu'on a un téléphone guyanais, dont le numéro est le 0694 45 10 65. A ne pas oublier, les 4h00 de décalage horaire!

Nous de notre côté, on attend de vos nouvelles.

A bientôt et gros bécos

lundi 29 décembre 2008

GLA GLA

Le titre doit vous paraître assez significatif!
ON EST RENTRÉ!
J'écris, mais je ne suis pas sûre que ce soit pour quelqu'un! Y a t'il quelqu'un qui suit le blog? Peut-être la famille Parisot, ou la Manche, Caro ? qui sait!
Quoiqu'il en soit, nous nous devons d'achever ce blog en bonne et due forme et de vous le dire. Nous sommes là, parmi le froid, les sapins et la neige. heureusement qu'il n'y a pas que ça, il y a la famille et les poteaux. Plus fort que ça, tu meurs.
Je vais tacher de ne pas trop en écrire, j'ai eu comme echos que certes c'était bien écrit, mais que ça saoulait. Que voulez vous, j'ai la langue bien pendue!
Je raconte donc brièvement...il y a un peu plus d'un mois, nous nous sommes armés de courage et avons pris le ferry via l'espagne. Nous y avons trouvé le soleil, et Jo, des nanas. Beaucoup de 2 voies et de centre commerciaux. Bon sang, comment ne pas être tenté par la société de consommation quand tu vois tout ça! je dois dire que moi (peut-être parce que je suis du sexe feminin), je me sentais happée par tout ces grands magasins, mais j'ai resisté.
On voulait passer un peu de temps là-bas, mais on s'est vite rendu compte qu'on n'avait rien à y faire.
Passage rapide au Perthus, et hop, nous voilà dans notre douce France. Puta..que des ronds points partout!De quoi perdre la tête. On voulait y rester un peu, mais là aussi on s'est rendu-compte qu'on n'avait rien à y faire. Que voulez vous, c'est la vie.
Alors on a fait pause à Lyon , et là, la société de consommation nous a rattrapé, on s'est rhabillé.
2 jours plus tard, c'est chez Nico qu'on arrivait. Puis chez mag, et Cyril et Pauline.
On a fait une journée marathon pour aller voir nos parents. On les a tous eu, par surprise. On a fait un peu de magie: transformer les femmes en fontaine. Je vous apprendrai si vous voulez, trop fastoche.
On fait les costauds, mais on ne brillait pas, je vous l'assure, c'était beaucoup d'émotions. A la fin de la journée, j'ai cru que j'avais le coeur qui allait flancher. Je suis toujours là.
Depuis, on a presque vu tout le monde, mais il y en a encore qui manquent à l'appel: Les parisots, les détouillons, ceux de guyans-vennes, ceux du Chauffaud, les bettos, etc...
On squatte un appart d'un de nos parents au Russey, y'a pas de boulot, il fait froid et il y a beaucoup de neige. Autant vous dire qu'on va reprendre la route bientôt. La blog va se mettre en veille pour une petite période, mais dès qu'on reprend la route, le blog sera notre compagnon.
On vous souhaite à tous de joyeuses fêtes et une excellente année.
PS: Vous gavez pas trop, y'en a qu'on rien a bouffer.

vendredi 21 novembre 2008

Bilan santé de B.B. (Bamako by Bus)

On sent la fin du voyage qui approche. On s'est dit quand même, qu'une conclusion s'imposait sur ce que nous avons vécu, ce qui ressort de cette étape.



Une journée pas comme les autres!


A 14ans, je commence à écouter du reggae, à 16ans mes parents me donnent la chance de visiter le Maroc et depuis une passion pour l'Afrique est née en moi.

En 2001 et 2003, je repars au Maroc et en 2005 je pense réaliser mon rêve en partant pour la 1ère fois en Afrique noire au Cameroun. Mais 3 semaines c'est trop peu pour me rassasier.

En 2006, "la routine occidentale" ne nous convient toujours pas. Debout, manger, boulot, dodo! La Didine est fatiguée de mes plaintes quotidiennes, c'est à partir de là que notre vie va changer. On se donne 2 ans pour établir un projet qui plus tard s'appellera "Bamako by bus". Grâce à Amandine, on va se fixer une date butoire, l'année 2008. Il faut trouver un cam'tar, l'aménager et économiser. On souhaite partir 1 an, c'est pas gagné!

12 janvier 2008, la neige arrive sur le Haut-Doubs, nous nous partons pour le Grand sud.

10 mois plus tard, je suis toujours en Afrique et elle me manque déjà. J'ai l'impression qu'une seule journée s'est écoulée. Mais c'est ça un rêve, il suffit d'un bruit et on se réveille, et tout est terminé, on aimerait se rendormir et repartir, peut-être "la nuit prochaine"!!

D'Essaouira à Djougou en passant par St Louis, Bamako et Ouagadougou, j'ai pu découvrir UN peuple, différent du Maroc au Bénin évidemment, mais avec des principes communs oubliés depuis pas mal de temps en occident.

Ici, comme dirait Tiken, "les gens t'accueillent la main sur le coeur.."

Ici on partage avec ceux qui n'ont rien et souvent, c'est ceux qui n'ont rien qui arrivent à partager!

On apprend également ce qu'est l'hospitalité, le plus souvent autour d'un thé à la menthe, (je sais qu'autour d'un pont c'est pas mal non plus!)

Et pour finir on apprend à sourire! En France, tout le monde fait "la gueule"à son voisin! Ici, on vit ou plutôt survit mais la plupart du temps avec le sourire, au jour le jour, on profite du moment présent on se contente du minimum!

Bien sûr, tout les Africains ne sont pas comme ça, mais ça concerne la majeure partie de nos rencontres. N'allez pas imaginer que c'est tout beau tout rose. On n'est jamais l'abri de la petite escroquerie, du vol et de la fameuse corruption qui n'est plus à citer j'imagine. Il faut malheureusement toujours être sur ses gardes. Difficile d'éviter ces petites tracasseries, parfois grave c'est bien dommage. Mais dans des pays où les chefs d'états se gavent et affament leur peuple, comment voulez vous qu'il n'y ait pas d'incidents! Essayez donc de vivre avec moins de 1 euro par jour!

L'Afrique est une poudrière prête à exploser, l'espoir n'est plus qu'un mirage qui disparait peu à peu.

Pour moi, ce voyage était un rêve que j'ai réalisé, tout éveillé. Maintenant, je souhaite de tout mon coeur, que le peuple Africain s'endorme et fasse un joli rêve...


Jo


La fin du début du commencement


Janvier, février, mars, avril, mai, juin, juillet, août, septembre, octobre, novembre...11 mois écoulés au cours desquels j'ai perdu la notion du temps et de la réalité.

J'ai quitté un monde où tout est dirigé par l'argent, où la vie est rythmée par une activité quotidienne (pour la plupart), qu'on appelle communément le travail. Se lever, aller bosser, rentrer, s'atteler aux tâches quotidiennes, manger, dormir et recommencer. Pouvoir se permettre un extra ou quelques loisirs si le compte en banque ne voit pas rouge. Sortir dans la rue et éviter de regarder les passants, de peur qu'ils ne nous adressent la parole. Et si quelqu'un ose nous regarder un peu trop, on va se demander ce qu'il a, celui là, à nous mater comme ça.

Je suis arrivée ailleurs. Là où l'argent n'existe pas ou peu, où à l'excès pour certains. Là où on ne mange pas à sa faim, ou pas du tout, là où le blanc est synonyme non pas de paix, mais de pouvoir, ce qui a plutôt tendance à provoquer la guerre! Le blanc attise l'interêt des plus vicieux, mais pas des plus malheureux. S'ils ne sont pas majoritaires, ceux là ont su montrer le bout de leur nez à chacun de nos passages. Dans cet ailleurs, on vit au jour le jour, et même si les traditions s'effacent peu à peu, elles se perpétuent encore. On m'a vu, parce que les gens ne regardent pas leurs pieds en marchant là-bas. Tu fais 1000 rencontres par jour, parce que même ceux qui ne se connaissent pas se parlent.

Oui, là-bas on m'a vu. On a incarné la richesse avec notre beau camion et notre voyage d'un an, la banque, la survie, un rêve ou une chance. On a partagé avec ceux qui avaient envie de nous connaître (les sincères sont peu nombreux!), on a temoigné de la France. Parce que même si il y a l'argent chez moi, ceux qui ont pour culture la vie en communauté, le partage et le contact ne s'y retrouveront pas.

Ce n'est peut-être pas le cas pour tout le monde, mais je pense que le changement est difficile. Quand on sait en plus qu'un voyage pour le grand nord coût le prix de la vie, perdue dans la soute à bagage d'un avion ou dans la colère de l'océan!

Et pourtant il faut comprendre ceux qui veulent partir, il n'y a ni argent, ni à manger, et pas d'issus politiques. Pour la plupart, les pays africains sont des dictatures, avec des dirigeants placés et maintenus par la France, pour des raisons économiques. C'est ce qu'on appelle la francafrique, et on trempe là dedans depuis longtemps, on étouffe ces populations, nous! Nous ne sommes pas les seuls, il y a la Chine, elle achète les marchés pour les couler et importer ses produits, et bien d'autres qui participent à tout ça.

Je comprends ce qui a amené autant de différences entre la vie européenne et africaine, mais je ne comprends toujours pas pourquoi on laisse l'afrique se noyer au lieu de lui tendre la perche pour l'aider à s'en sortir. Pourquoi pas l'unité, la fusion et le soutien?!

Je suis venue, j'ai vu, je n'ai pas vaincu! Par contre je suis loin d'être vaincue, j'ai envie d'en voir plus, d'en savoir plus.

J'ai pris un belle leçon de vie. Même si ce voyage me laisse beaucoup d'interrogations, j'y vois déjà plus claire sur l'orientation à donner à ma vie, tout ça m'aura ouvert les yeux: VIVRE AUTREMENT, plus simplement et essayer de garder cette philosophie de vie.

Tout le monde ne vit pas ses voyages de la même manière que nous, il y en a qui prennent ça à la légère, pour nous c'était du sérieux, on attendait beaucoup de cette expédition. On savait qu'au bout de tout ça, plus rien ne serait pareil pour nous. Mission accomplie!

A Jo et la passion qu'il vit pour l'afrique, qui m'a amenée ici.

Didine



UN GRAND MERCI,


A nos famille et surtout nos parents qui ont fait que nous en sommes là aujourd'hui.

A tout nos potes qui soutiennent Afreeca de loin ou de près; Cyril, Paupau, la Momie, Fredoch, Mag, Gaet's, Lisou, mon P'tit pinceau, ma Poule, Spud, Marie-Laure, Nono, Virginie, Babou, Jenny, l'Abbé couz, Kyfran, Steve, Juju, Flora, Cédric, Marie R, Betto, Aurélie, Soph, Bouboule, Nin's, Yohan, Jean-ma, Framboise, Fafa, René, Teb, Flo, Dèf, et Gaet's avec qui on a partagé un bout d'chemin...Et tout ceux qu'on a oublié...(pardon)

A tout nos généreux donateurs, matériel ou en flouz.

A STACCATO, pour la création du site internet et du blog, notre moyen de communication avec vous!

A PIED ONG et ALCS qui se mobilisent continuellement pour améliorer la vie de tout ces enfants, ces femmes et ces hommes victimes de l'injustice, de la pauvreté et de l'exclusion... Respect et courage à vous.

A Zaki, notre pote de Ouaga, ce petit bonhomme est un exemple pour tous, preuve vivante qu'il ne faut jamais baisser les bras.

A toutes ces rencontres que l'on a fait sur la route:

Nos autostoppeurs: Marion, Zou, Paulo, Rémi la rumeur, Auréa, Derrick, Daouda, Fabien, Jo, Mam Cheikh.
Nos plus fidèles compagnons de route Les Manchots, faites du bruit pour le James Bus ce vieux pèpère qui part en kit.(vive Peugeot!)
A Gauthier pour son gâteau au chocolat!
A Gauthier, notre ami à 4 pattes qui a gardé les camions 3 semaines nuits et jours.
Un couple à part, Raf et Jessie, qui nous ont remis des rêves plein la tête.
Bernard et Michelle, la famille Cassard, Ludo, Yo et Vaness, Pacha et Christelle!
A Mehdi de Zagora à Marrakech.
A Laurent de la Martinique.

A frère Alfred Duquet sans qui l'association n'aurait peut-être jamais existé.

A tout ces gens que l'on a rencontré en 11 mois et qui nous ont tant donné.

A notre Cam'tar, Marcel, chauffe Marcel chauffe! Ca y est on l'a baptisé mais pas à l'eau bénite!!



Et à cette grande école qu'est le voyage et où l'on commence tout juste "nos études"!!!!!!

Attention, restez avec nous, l'aventure n'est pas finie!

jeudi 13 novembre 2008

Toujours le top!


la fabrication d'huile d'olive

Coucou les loulous!
En admettant qu'il y a encore des loulous qui nous suivent parcqu'on ne reçoit pas beaucoup de messages! Peut-être y a t'il un problème informatique!
Voici les dernières nouvelles:
Nous avons quitté Essaouira il y a une semaine, après avoir achevé le projet dépliant ALCS. Ce travail est fini ,pour nous seulement, car le document, lui, n'est qu'en début de vie! Il y a encore du boulot pour l'ALCS, qui doit le distribuer et le traduire en langue arabe.

dernier couché de soleil sur Essaouira

Le départ a été un peu éprouvant, on avait pris l'habitude de voir kacem tous les jours, on échangait beaucoup avec lui, c'est quelqu'un de très ouvert. On a envie de revenir pour le festival Gnawa, on verra d'ici là comment se présentent les choses.


Nous avons eu notre rendez-vous avec Sidi Ahmed DOURAÏDI, coordinateur national, ce lundi matin à Casablanca. Nous lui avons apporté un cadre de la page de garde de la part de la section Essaouira, ainsi qu'un petit nombre de dépliants. Notre travail a l'air d'avoir plu, en tout cas, il va être utile et c'est ça l'essentiel.
Ce qui ressort de notre entretien, c'est que le dépliant va être traduit au plus vite en arabe, que même ceux qui ne parlent pas le français puisse le comprendre. D'autres impressions vont ensuite être réalisées, puis il se peut que les antennes du maroc soient chargées de le distribuer.
Il va, apparement, être integré dans un projet de prévention auprès des jeunes qui va débuter dans peu de temps, notamment avec le soutien de TOTAL MAROC (référence ou pas?!).
Je n'émets pour l'instant que des hypothèses, car même si c'est sur la bonne voie, ce n'est pas certain. J'ai demandé à ce qu'on nous fournisse un suivi régulier de l'évolution de notre petit papier. La suite, INCH'ALLAH!
Essaouira, c'est donc fini. On a fait une halte dans la ville de SAFI, où on a visité pour la deuxième fois les ateliers de poteries et fait quelques achats, c'est maintenant ou jamais! Mais la poterie, ça prend de la place dans le camion! C'est fragile et pas très pratique. Mais c'est tout un art. IL faut les voir travailler! En deux secondes ils te fabriquent un tagine de leurs mains, parfait le truc! Je ne parlerai pas de ceux qui font les dessins, à main levée, et la couleur. C'est beau à voir, et encore plus beau quand tu as un bout de viande avec des légumes dedans!



Ensuite, on s'est arrêté rendre visite à Saïd et Nadia. On est arrivé un vendredi, je vous raconte pas le couscous que Nadia nous avait préparé. C'est pas dur, on a fini le plat rien qu'à nous avec Jo. Je peux vous dire que dans un plat, il y a une bonne quantité, on doit pouvoir manger à 6 ou 8 facile, nous on était 4. Nadia nous a amené dans les bonnes boutiques, celles où tu trouves des produits de qualité et pas chers. On a cuisiné ensemble, c'était bien. On a profité des deux petits loulous, Norah et Omar, deux flèches.

Toutes le photos ci-dessous ont été prises à Chaouen

Depuis on se balade, tranquillement. On avait envie de visité Chefchaouen, et c'est sans regret, c'est magnifique. Nous sommes ici pour un petit moment, il y a le soleil, et pleins de balades à faire dans la montagne. On a rencontré des dijonnais, Mélodie, Nico et Cyril, des habitués (pour presque tous) du maroc. Ca aussi c'est une belle rencontre, une comme celles qu'on aime bien. En plus ils habitent pas loin, on va en avoir du monde à aller visiter quand on va rentrer...Cyril, il nous attend prochainement à Lyon avec un bon bourguignon dailleurs, hein?

Il nous est arrivé une petite mésaventure: Un soir on squattait dans une rue en ville, on jouait aux dés dans le camion. On a juste entendu un petit bruit après le porte arrière du boxer, on venait de se faire voler la natte qui y était accroché, après l'échelle depuis le mois de mars. Jo a couru après les types, des jeunes, mais c'était trop tard. C'est pas ce qu'il y a de plus grave, mais c'est la manière dont ça s'est passé qui nous fait chier. On était là et on a rien vu, zob!


Petits messages avant de vous quitter:
On adresse toutes nos félicitations à ma soeur et Sam, et la soeur de Jo Carole et Yo qui se sont pacsés, ainsi qu'à Virginie et Nono. Beaucoup de bonheurs à tous de notre part.


Et bon anni à mon royal petit frère, Gaéts et Ma petite bête, qui ont fêtés leurs anniversaires ces jours-ci. Pleins de bisous à eux, et à vous tous!

A plus!

jeudi 30 octobre 2008

Préservatif d'un jour, en forme toujours!

Miam, tagine de poulpe et du pain maison! Les remparts d'essaouira, preuve qu'on ne vous ment pas, il fait beau ici!

On va commencer ce message en souhaitant un bon anniversaire : à Louis, et Nico, à qui on a bien pensé. Petite devinette ouverte à tous : A votre avis quel âge ont-ils ? En sachant que le premier aurait le double du second s’il était né deux ans plus tôt, et que le second aurait la moitié du premier s’il était né 4 mois plus tard. A eux deux, ils ont 79 ans et atteignent péniblement les 2m50. Réponse ?
Celui qui trouve la bonne réponse est invité à boire l’apéro chez Louis ou Nico, au choix ! Avec obligation de trinquer à notre santé, tout de même ! Et ceux qui ne trouvent pas sont quand même invités à boire l’apéro, pour savoir la réponse. Voilà !
Je profite également du message pour vous signaler que j’ai perdu la puce du téléphone marocain. Plus la peine d’essayer de nous joindre à ce numéro, c’est peine perdue. Reste notre numéro français, par SMS, comme avant.

kamal, responsable de l'accueil à l'association

Notre collaboration avec ALCS se poursuit, je dirais même plus, elle prend de l’ampleur.
Le projet de dépliant de prévention n’a malheureusement pas pu se faire sous forme de concours comme nous l’avions espéré, faute de temps. Il nous aurait fallut au moins deux mois pour préparer ça vraiment bien. C’est dommage, et en même temps, c’est une belle aubaine pour nous. On a travaillé sur le texte d’information et la conception du document, c’était vraiment bien.
Jamila, coordinatrice de projet d'ALCS

Un certain nombre de dépliants ayant déjà été crées auparavant, l’enjeu était de taille, il nous fallait faire quelque chose d’original. Alors on a intégré, en plus de toutes les infos, des pages de jeux sur lesquels on avait travaillé avec la Manche ; QCM, mots cachés (maux cachés) et SU DO KU (SI DA KU). On a pensé que le système de jeux attirerait plus facilement les jeunes, et les inciterait à réfléchir sur le thème du Sida. Il a été crée en français, mais va certainement être traduit en arabe.

Et voilà Belgacem, Président de l'ALCS avec le Président d'AFREECA! Tous deux en possession de la grande affiche, agrandissement de la page de garde du dépliant.

Le charme a opéré au sein de l’ALCS, notre idée leur a plu. On nous a même parlé de le présenter au niveau national ! Il faut savoir que ALCS, c’est un siège social à Casablanca, et 16 antennes indépendantes dans tout le Maroc, donc des plans d’actions locaux ; comme celui de prévention auprès des jeunes à Essaouira, et des plans d’actions nationaux ; si le dépliant plaît à Casablanca, ils peuvent prendre la décision de le faire diffuser par toutes les antennes. Imaginez un peu l’ampleur que ça peut prendre pour nous ! Enfin bon, on en est encore loin.
Nous sommes allés chercher aujourd‘hui les 11 000 exemplaires chez l’imprimeur, ainsi que 10 affiches au format A3+, et une très grande. L’imprimeur nous en a offert 1000 dépliants de plus, gratuits. Plutôt sympa.
La suite du projet, c’est la diffusion du dépliant. Ce week-end, on va le présenter à un exposé qui a lieu dans un foyer et auquel sont invités les clubs de santé des écoles et tous les jeunes.
Sur les 12000 exemplaires, environ 1000 dépliants vont être distribués par école (6 écoles donc 6000docs), le reste va être utilisé lors du SIDACTION Maroc, qui a lieu le 19 décembre.

Les enfants de bayti en répétition

La semaine dernière on a assisté à l’enregistrement d’un sketch sur le sida mis en scène par les enfants de l’association Bayti, qui s’occupe des enfants des rues et qui va être diffusé à la TV le soir du Sidaction.
En tout cas c’est une expérience qui nous a apporté beaucoup, tant au niveau du Sida en lui-même, que sur la façon dont est vécu le Sida au Maroc et des difficultés que rencontrent les asso qui luttent contre cette pandémie. Au Maroc et en Afrique en général, le SIDA est tabou, il est perçu comme une punition de Dieu. Alors imaginez-vous un peu, devoir informer toute une population dans un pays où la religion a autant d’importance ! Et où le premier rapport sexuel est censé avoir lieu le jour du mariage, parler de préservatif correspond a une incitation à la débauche.

On ne le dira jamais assez, SORTEZ COUVERT !!!

On a dû quitter notre petit coin paradisiaque pour nous épargner trop de kilomètres, Belgacem (le président d’ALCS) nous a trouvé un parking à côté d’un immeuble où squatter gratuitement, toujours face à la mer, bien sûr !
Ca nous a permis de rencontrer Pacha et Christelle, un couple d’expatriés qui habitent l’immeuble. On était invités à l’apéro vendredi soir, ils nous ont offert du bon vin, pour nous ça faisait longtemps.
On a aussi rencontré Raph et Jessica, une rencontre qui sort de l’ordinaire. De passage à Essaouira, leur objectif est de rejoindre l’Amérique latine par bateau depuis Dakar. Lui, français, voyage là-bas depuis 6 ans, elle, est costaricaine. Ils vivent de la musique et de leur artisanat. Ils fabriquent des bijoux en paca maca. De belles pièces, on a fait le plein pour l’asso. On a partagé un bon moment avec eux, ils ont même pris le temps de nous enseigner leur art, le macramé. Et si on se revoyait en Amérique latine ?!!

Raph et Jessy en pleine exposition en ville. "Z'avez l'autorisation ?"

En ce moment, il y a énormément d’inondations au Maroc, surtout dans le nord et à Ouarzazate, ça fait des années qu’il n’y avait pas plu comme ça. Je me demande s’ils en parlent aux informations françaises ? Par chance, on ne subit pas du tout ça ici, à Essaouira il fait encore beau et chaud…Maman, je suis ton conseil, j’en profite ! Il paraît que chez nous il y a de la neige ! La neige ? C’est quoi ?!!

Notre séjour ici touche à sa fin, la semaine prochaine on part chez Saïd et Nadia, nos amis de Casablanca. On a quand même fait prolonger nos visas qui expiraient normalement le 12 novembre. Alors, à votre avis, on rentre ou on ne rentre pas ?

Bisous à tous !
Désolé pour la qualité des photos, le flash de l'appareil numérique est H.S. du coup les photos ne sont pas top!

lundi 13 octobre 2008

Au boulot!

A gauche, c'est Gauthier. Pas notre pote le parisien, notre chien de garde..Te vexes pas Gauthier (notre pote, pas le chien..) on l'a appelé comme ça parce qu'il réagissait quand on prononçait ton prénom..
Et à droite, le coucher de soleil auquel on assiste tous les soirs depuis notre campement, on voulait vous en faire profiter..

Gauthier nous quitte presque en même temps que Nico et Jéré, il poursuit sa recherche de la vague, à lui le sud. Reste la Manche et la Doubie, en tête à tête.


On prend contact avec ALCS, une asso de lutte contre le Sida au maroc, toujours sur Essaouira. On est reçu par le Président, Monsieur Chafik Belgacem. Ensemble, on décide de lancer une campagne dans les écoles, il est nécessaire de faire un travail de prévention auprès des jeunes. Il faut savoir qu'au maroc, 3000 personnes sont déclarées atteintes du sida, mais en réalité, on estime que 30 000 personnes sont touchées, et qu'en 2010, 50 000 cas seront déclarés. Les jeunes sont en danger.
On est entrain de lancer un concours dans les lycées et collèges de la ville pour la création d'un dépliant de prévention et d'information sur le sida. Celui qui est interessé s'inscrit, il a une semaine pour préparer un travail et nous le présenter. Les meilleurs idées seront retenues, et nous nous en inspirerons pour la création du dépliant final, qui sera imprimé en 6000 exemplaires, chiffre qui correspond au nombre d'élèves sur la région d'Essaouira!
C'est un travail qui change totalement de ce qu'on a pu faire jusqu'à maintenant. Pas question de faire de la menuiserie, de la peinture ou de creuser des tranchées..Là, ce sont nos méninges qu'il faut creuser. Ce projet nous interesse vraiment.
En parallèle, avec Stéf et Emilie, on conçoit des activités pour les réunions de préventions organisées au sein d'ALCS, sous forme de jeux, comme les mots cachés, le SI DA KU (su do ku), des QCM, etc..Je dis nous, mais c'est surtout Emilie qui ne manque pas d'inspiration dans ce domaine, c'est cool.

Les manchots sont restés avec nous jusqu'à vendredi, ils ont dû nous quitter précipitamment. Les douanes d'Essaouira n'étant pas informatisées, ils n'ont pas pu faire renouveler le passavant de leur James Bus, et sont contraints de quitter le territoire en moins de 48h, au risque de payer une contravention de 1500 dhms.
Bon, on en aura bien profités, une fois de plus. Surtout la dernière semaine passée ensemble: fin du ramadan, les débits de boisson réouvrent leurs portes. Alors nous aussi, on décide de fêter la fin du ramadan. No comments.

A l'heure qu'il est, ils doivent déjà être en espagne. Alors, il est bon le jambon fumé? Et les feuilles à rouler? On se revoit dans la manche d'ici la fin de l'année, si on peut trouver une enfile pour faire les huîtres. Avis à tous, si vous avez des adresses, numéros de téléphone à nous refiler pour nous aider à trouver du taf pour les huîtres, on est preneur.

Et nous, ben, on se retrouve tous les deux en amoureux..
On a passé une excellente soirée chez Myriam, vendredi soir, (kiosque de Sidi Kaouki, pour ceux qui étaient là). Myriam, elle tient un petit restaurant, et m'a appris à faire du pain marocain. Bref, il y avait Myriam, nous, et..un flic en service..Jo et lui ont pas mal travaillés du coude, si vous voyez qu'est ce que je veux dire! Fin de la soirée à 4h00 du mat', pas mal.

Pour l'instant, on reste à Essaouira jusqu'à la fin du mois, le temps que notre projet se déroule, puis, on va amorcer doucement la remontée, en faisant une étape de quelques jours chez Saïd et Nadia, à Casablanca.

On a à peine d'avance, mais on en profite pour souhaiter un bon anni à Cyril, et à Juju!
Cyril, avec tout notre respect, vieille branche...Rendez-vous sur ta boîte mail.
Juju, bon anni et bon anni de mariage à toi, Flora, Alban et Mathis. On est vraiment content que vous suiviez l'aventure, ça nous fait plaisir à chaque fois qu'on a de vos nouvelles. On va bientôt venir retourner la baraque, et imiter le chameau avec Alban! On a pris des leçons ici! Gros bisous à tous!

Bon, on vous redonnera des nouvelles très bientôt..Et en France, comment ça va!!?

vendredi 3 octobre 2008

Nico et Jéré l'arrivée!!!


Fracassante! Avec un premier bakchich à la douane de l'aéroport! Jéré se fait alpague au contrôle de bagages. Nous on pensait qu'il se faisait fouiller parce qu'il avait de l'alcool dans son sac, et que c'était la période du ramadan. Mais non, c'est à son sac plein de ballons de foot que le douanier en veut! "Pour les enfants de Fès" mendie le flic. Sans commentaire.

Pas la peine d'entrer dans les détails de la 1ère soirée, Nico malade, Jéré en crabe, la routine quoi!

Non, non, rien a changé! On est content de retrouver nos potes. Au passage merci pour le courrier, et pour la bonne bouffe. Qu'on l'aime notre Ht Doubs!

Visite rapide de la médina de Fès avec les loustics, l'occasion de rencontrer Mat et Tiphaine un couple français avec qui on passe la journée et une soirée arrosée au campement. Puis on quitte la ville, on se plait plus au calme.
On retourne sur Azrou, au lac d'Azigza où on passe quelques jours dans l'espoir de repêcher un brochet. Mais ça n'arrive pas tous les jours. Même les grands pêcheurs rentrent parfois bredouille!! On sympathise avec les singes, les chiens on a de la bonne compagnie.


On continue notre balade tranquillement jusque dans la région d'Aghbala au coeur de l'atlas. C'est magnifique, on a visité les agadirs d'Aoujgal très impressionnant, faut pas avoir le vertige.


Nico et Jéré ont bien choisi leur période, ils sont avec nous pour toute la durée du ramadan, pas le droit de boire, de manger, de fumer la journée pour les musulmans. A nous d'être discret, de respecter, et d'éviter de tenter les marocains. La journée tout est calme, ça vit au ralentit pendant cette période. Les boutiquiers ouvrent tard, on ne trouve du pain que le soir, on sent les gens plus nerveux qu'à la normale. Autant vous dire que non, nous, on a pas le courage de le faire ce fameux ramadan.

Dans la même période en parallèle on correspond par sms avec Lisou et John (soeur et beauf de Gaetan), la famille Bernard vient en vacances au Maroc. Jean-Ma et Framboise à Agadir, Lisou et John avec nous. Arrivée pour eux le 15 septembre à Marakech.

On a encore un peu de temps devant nous pour traîner, avant de rejoindre "Arnakech", alors on va à la découverte des cascades d'Ouzoud, 110 mètres de haut, plus de 4 fois le saut du doubs franchement ça cartonne!!! On s'installe 4 jours là-bas, on squate un parking. On part à la découverte des grottes et des nombreuses chutes d'eau, de bonnes balades à la journée où l'on profite des piscines naturelles rien que pour nous, c'est un peu le paradis!!!

C'est là-bas qu'on fêtera modestement mon anni, en trinquant avec une bonne bouteille de crémant du Jura amenée spécialement pour l'occas' par Nico, merci!

On prend le temps de profiter, on ne se stress pas, c'est cool. Jéré et Nico sont de bons rootards, le confort de la vie française ne leur manque pas. Il s'acclimate bien, ont vécus leurs premières arnaques.
On rejoint doucement Marrakech pour accueillir Lisou et John, lorsque "dring dring" coup de tél. C'est la Manche! Il ne sont pas loin de nous ils décident de venir à notre rencontre.
Leur James bus s'est fait refaire une petite beauté à Aourir, près d'Agadir où ils viennent de passer 2 mois.

Allez hop, rendez-vous tous à Marrakech! Stéf et Emi, Lisou et John, et on en profite aussi pour retrouver Mehdi, un pote qu'on s'est fait à Zagora. C'est la fête sur le parking que l'on squate. Les Mottus nous ont amené de quoi nous divertir le ciboulot et les papilles... comme on aime!

On visite la médina, se rassasie à Djema el fna..djema el fna, charmante place aux arnaques..
Lisou en fera les frais, une femme la force à faire de Henné sur sa main, et lui demande ensuite 200 dhms, ça coûte en réalité 5 dhms..Pas de soucis, Lisou a bien geré la situation!

On le sait, ce n'est pas en ville que le maroc est le plus plaisant. Alors hop, la manche et toute l'équipe de la Doubie partent aux cascades d'Ourika. On les avait déjà visité en 2003 avec Nono, retourner là-bas nous rappelle beaucoup de bons souvenirs! C'est une petite journée balade, il faut escalader la montagne pour atteindre la 5ème cascade.

On passe quelques jours dans le région, et reprenons la route pour Essaouira. Si tout va bien, les parents de Gaéts et Lisou doivent venir nous rejoindre une journée. Essaouira est une ville magnifique classée au patrimoine de l'UNESCO, mais il ne faut rien acheter là-bas, c'est bien trop difficile de discuter les prix. Comme à chaque fois, nous squatons à 25km au sud, encore un petit coin de paradis, entre Sidi Kaouki et Tagenza, un petit village de pêcheur. Là-bas, on est tranquille, à quelques mètres de la plage (rien que pour nous), entourés des scorpions et des tortues, sans oublier les lézards et les vipères, amis intimes de Jéré!!

Comme prévu, on retrouve Jean-Ma et Framboise qui viennent de Agadir pour passer une soirée avec nous. Macvin (encore merci) tajine, que demander de plus!

On installe gentillement notre camp, John nous reveille de bonne heure le matin, nous prépare les roestis et les crêpes pour le petit déj, et fait du terrassement sur la plage!!

Lisou prend de bons coups de soleil sur la plage, Jo marche sur un oursin, John ne peut pas s'empêcher de faire pareil. Il parait que ça fait très mal! Les vacances se terminent pour les 2 vacanciers, on espère que ça leur a plu! En tout cas, le petit pinceau veut rester vers son Johnny..Allez, courage, il y a du boulot qui t'attend chez Louis!

Nous, on continue notre installation..on restera 3 semaines là-bas.On construit un mur autour des tentes et fabriquons un four pour cuire notre pain et les gâteaux de Gauthier, un motard parisien (je ne devrais pas le dire) qui descend au Niger. Il passe plus d'une semaine avec nous, en attendant "la vague" qui n'arrivera pas..parce qu'il surf, notre ami, mais l'océan atlantique, c'est pas la seine (saint-denis), c'est plus calme (Sarko n'est pas partout).

On fait aussi connaissance avec Lahcen, un pêcheur du village voisin. Il donne des conseils pour la pêche aux garçons, mais, il faut le dire, ça ne portera pas ses fruits..C'est pas grave! Lahcen vient nous voir presque tous les jours, nous apporte du poisson, on prépare ensemble les tajines, il nous offre le couscous. Ca devient un ami, je lui donnerai mon fameux vélo en partant. Adieu le Dine!

Avec Nico, Jeré, Gauthier, Steph et Emi, on fait beaucoup de soirée poker, on cuisine du poisson grillé presque tous les jours, et on profite de la plage et de l'océan. Le temps est toujours au beau fixe, on a encore l'impression d'être en plein été.

Mais le mois d'octobre est là, c'est le temps des aurevoirs pour Jeré et Nico. Ils prennent le bus d'Essaouira à Marrakech et le train de Marrakech à Fès, où ils reprennent l'avion. Ce mois ensemble est passé très très vite, ça nous a fait bien plaisir de les retrouver.
On leur souhaite bon retour, à bientôt les gars!