Les vlà les puits, complètement finis (photo de droite). La margelle mesure un peu plus de 1 mètre de haut, elle est cimentée sur l'exterieur.
Pour info, il faut en moyenne 800l d'eau pour la réalisation du compost. Ca fait les biscotos de remonter ça au seau!
A droite, l'ancien système de clôture. C'est ce système qui a été interdit à cause de la déforestation. A gauche, c'est la clôture de Bladi. Un investissement de 450 000Fcfa soit environ 700€. Coûteux mais nécessaire. C'est tellement sec là-bas que la moindre petite touffe verte se fait avaler par les bestiaux. A l'interieur du grillage vont être plantés des épineux (acacias), qui, avec le temps, formeront une haie vive protectrice naturelle. On a acheté les graines à Ouaga, c'est un "Hakilien" qui va s'occuper des pépinières. Le travail a déjà commencé.
Les femmes entrain de s'occuper du compost...Le compost en région sahélienne, on vous en a jamais vraiment parlé. Pour vous expliquer en bref, il est composé de :
- 1 fine couche de cendre
- 1 brouette de matière organique (fumier)
- bien arroser
- 1 couche fine de banco (terre argileuse)
- 15cm de matière végétale (qui trempe depuis 24h dans un bac prévu à cet effet)
- 1 fine couche de cendre
- 1 brouette de matière organique
- bien arroser de nouveau
On répète l'opération (en superposition) de 5 à 7 fois, à la fin le tas mesure environ 1 mètre. On le recouvre de paille pour le protèger du soleil et éviter l'évaporation.
Au départ, le compost est placé dans une fosse de 15cm de profondeur qui permet de mieux garder l'humidité.
15 jours plus tard, on retourne le compost dans une autre fosse, on l'arrose, de cette manière on relance le processus de transformation. Rebelotte 15 jours plus tard...En tout, on retourne le compost 4 fois. 2 mois plus tard, magie: 800kg de compost sont prêt à être utilisé!
A bladi, on a lancé 2 cycles de compost, qu'on retourne à 1 semaine d'intervalle, ainsi, 800kg de compost vont sortir toutes les semaines. Le premier compost arrive à terme dans 1 semaine et demi.
C'est le coeur gros que nous avons quitté Bladi Dimanche matin. Déjà 2mois que nous partageons la vie de ces villageois si chaleureux, mais toutes les bonnes choses ont une fin. Le projet a été réalisé avec succès jusqu'ici. Le plus dur reste à venir, cultiver la terre du diba! Tous nos espoirs sont entre les mains des femmes, mais étant donné leur motivation je suis confiant ça ne peut que marcher!
Ensuite on a mangé du riz et du poulet chose assez rare pour beaucoup ici, le repas quotidien étant le tô. Un petit match de foot pour digérer en plein cagnard Hakili Afreeca contre les jeunes du village on a pris 3-0 et on a raté 2 pénalty. D'après certains on aurait été marabouté!!
Comme les filles ne peuvent pas se dépenser au foot, elles se dépensent en dansant la Djanjoba (danse traditionnelle) jusqu'à la tombée de la nuit. Je vous raconte pas la poussière que ça dégage, encore pire au bal "poussière" (justement) qui a suivi.
Tous les bons chasseurs reconnaitront l' écureuil d'Afrique!! Hein Spud!!
Voilà, Greg est resté à Bladi encore quelques jours, merci à lui de s'être investi dans le projet. Je prends l'avion ce soir pour Lyon et Jo part en balade au Togo, il rentrera en avion depuis là bas.
Merci à vous de nous suivre, on est impatient de vous lire, becs!