vendredi 28 mars 2008

Juste quelques nouvelles

Petit message rapide, juste pour vous donner quelques nouvelles, puisqu'on vous a un peu négligés depuis Saint-Louis..
Le jour du départ de Saint Louis, on est retombé sur un gars qu'on avait rencontré à Dakhla, au Maroc. C'est Fabien, un autostoppeur qui avait déjà trouvé chauffeur pour se rendre en Mauritanie. De Saint-Louis, il a envie de bouger en Casamance, comme nous..La suite, vous la devinez..Il a prit la place de Rémy dans le camion de Gaétan, et fait un bout de route avec nous...
Il y a aussi eu Daouda, un pote à Fabien qui est resté quelques jours avec nous. Un quebecois, vraiment sympa..tabernacle...qu'on espère revoir dailleurs. Lui est parti vers le Mali..Chacun sa route!
De Saint Louis nous sommes partis à Thiès, et avons été accueillis dans une famille, chez des amis des parents de Jo. On a passé 4 jours sympa là-bas, on a mangé comme des rois, et on a prit le temps de profiter de la ville et de cette famille..Petit bonjour à Aïssata si elle nous lit!

De là, Mame Cheikh, un sénégalais, ami de Rémy de Saint-Louis a décidé de venir nous rejoindre pour faire un voyage en Casamance. On l'a retrouvé à Kaolak et on est partis visiter le Siné Saloum. C'est comme ça qu'on se retrouve à 5 pour voyager! Mais c'est sympa!

Depuis, nous avons traversé la Gambie et sommes arrivés en Casamance!
On a pleins de choses à vous raconter, parce qu'il s'est passé pleins de choses, vous vous en doutez. Il faudra prendre votre mal en patience, ce ne sera pas pour aujourd'hui mais pour très bientôt, c'est promis!

Et on attend vos messages, vous vous faites de plus en plus rare! Allez, un peu de motivation!

mercredi 12 mars 2008

Du Sahara occidental à la Teranga


Festival de Dakhla

Nous avons passés notre dernière soirée à Dakhla, concert de Tiken, décevant, quel dommage! L'organisation laisse à désirer!! Alors que Tiken chante "ouvrez les frontières", les autoritées ne trouvent rien de mieux que de mettre des barrières pour séparer les hommes des femmes! Les femmes et les enfants devant la scène assis sur des chaises et les hommes 50 mètres derrière impossible d'échapper à cette règle! On a pourtant essayé, 2 flics acceptent de nous laisser rentrer dans l'espace femmes mais 30 secondes après "l'armée marocaine" nous expulse. Quelle ambiance!!!
Le lendemain, nous sommes invités à manger le couscous chez Khadija, on ne se connait pas on a juste eu la chance de se garer devant chez elle et sa porte s'est ouverte comme si on était amis de longue date, le Royaume du Maroc abrite vraiment des gens exceptionnels.

Stéph, Jo, Paulo, Rémi, Auréa, Tilili, Marion, Derrick, Emilie,
Toma, Gaet's, Tatay, Zou

Juste avant de repartir on croise Tiken dans la rue, on discute un peu et il nous laisse le numéro de son frère à Bamako, il nous propose d'aller visiter son studio et peut être de se revoir là bas, ça lfait!!
Deux autostoppeurs de plus! On rencontre Auréa et Derrick, elle est mexicaine et lui écossais, ils vont au Sénégal et notre "taxi brousse n'est pas plein alors welcome!
Ce soir on passe notre première nuit dans les dunes. On trouve un squat au pied d'une grande dune c'est magnifique. En arrivant, le premier réflexe des 11 routards que nous sommes maintenant, a été de partir en courant jusqu'au sommet et de se rouler dans le sable fin comme des gosses!



Les dromadaires sur la route..


Entre Dakhla et la frontière, le Gaet's éclate son premier pneu! Plus de peur que de mal! On change la roue, ça nous connaît et c'est repartit. On ne sait pas vraiment si on pourra passer la frontière dans la journée, ici, rien n'est jamais certain, mais en tout cas c'est l'objectif qu'on s'est fixé. On arrive vers 15h00 au poste de douane, on sait d'avance qu'on en a pour un moment...Contrôle de police, de douane et sûreté nationale jusqu'à l'obtention des visas, on atteind le no man's land 3h00 plus tard. Pas de fouilles, pas de bakchichs, juste du temps de perdu.
Il y a encore le no man's land à traverser avant d'arriver en Mauritanie. Pour ceux qui ne connaissent pas, le no man's land c'est la région, anciennement minée, qui sépare le Maroc de la Mauritanie, sous contrôle de l'ONU . Tout le monde vient y abandonner ses carcasses de bagnoles, ses poubelles, et tous les objets refoulés à une ou l'autre des frontières. On a vu des statues en bois énormes, qu'on aurait tous volontiers chargés sur les galeries. Y'a pleins de pistes différentes, faut juste trouver la bonne, la plus empreintée, où tu as donc le moins de chances de t'ensabler. On s'élance, Stéph et son merco en tête, à fond de câle sur une bonne partie ensablée, dans le trip du moment plein d'espoir de passer à l'aise..Et hop..C'est balot, il est prit, et comme il faut. Tous sous le camion, à essayer d'enlever le sable et d'y mettre des petits cailloux plats pour que ça accroche. C'est peine perdue, mais à nous tous, ça en fait de l'espoir! Jusqu'à ce qu'un type en cametard arrive, un Mauritanien. Il semblerait qu'ici, ils te regardent partir et quand t'es ensablé, ils arrivent comme par magie pour te sortir de là, et te réclament une belle somme d'argent. On prend le mec pour un de ces types là, mais y'a pas moyen, on ne lui filera rien..Il se fout bien de nous et de nos petits cailloux à la petit poucet. Finalement Makhfoud nous prête les plaques à sable, nous fait dégonfler les roues et on y va en marche arrière. Merci l'ami! Il nous quitte et 200m plus loin, rebelotte! C'est Jo qui s'ensable. La nuit tombe, et il faut qu'on arrive à la frontière avant qu'elle ferme..10mn plus tard, notre makhfoud repasse par là, sort la corde et les plaques et nous tire d'affaire. Tous ça gratos! On file au poste frontière, mais cette fois on suit notre Sahraoui. Pas de bol, on arrive trop tard et on nous refuse le passage pour ce soir. Le problème c'est que du coup, Makhfoud ne peut pas rentrer chez lui non plus, il est bloqué à cause de nous! C'est pas grave, on lui paye à manger, il nous déniche une bouteille de rhum et de rouge enterrées dans les dunes, un pur moment.


Pas besoin de commentaires..Jean Louis schlesser!!!


Le lendemain, on va faire les formalités à la frontière mauritanienne, et vu que les gars sont pas pressés, on sort la table et on se prend le petit déj devant les bureaux. Il nous faudra toute la matinée pour arriver sur le territoir, et toujours pas de fouilles!


On file jusqu'à Nouakchott, les paysages de Mauritanie sont magnifiques, et on ne ressent pas d'hostilité particulière. La petite anecdote, qui sur le moment nous a plutôt fait flippé, c'est que ce soir là, on a squatté près de la plage avec les camions, il faisait déjà nuit et on était posé dehors, une grosse bagnole se pointe. On distingue 3 types qui en descendent...avec des flingues. On a juste eu le temps de voir ça et de se poser les pires questions avant que les gars balancent "Salam Alikoum, police de Nouakchott". Pas trop possible normalement de se garer là mais du coup on a eu droit à la surveillance de la police toute la nuit. Il faut veiller à rester prudent.


Petite visite de Nouakchott le lendemain et on reprend la route, on s'arrête une centaine de kil avant Rosso, la frontière sénégalaise. Arrivée au Sénégal prévue pour demain, mais on a déjà l'impression d'y être. L'attente sera longue..On arrive à 11h00 le matin à Rosso, on règle les formalitées administratives pour 11 personnes et 3 camions, et on attend le bac. Il nous faudra 3 bacs différents pour arriver à passer nos 3 camions, en sachant qu'il y a un bac toutes les 1/2 heures, le dernier bus embarquera à 18h00.


De l'autre côté, on nous soutire des bakchichs, mais grâce à la perseverance des manchots (Stéph - Emi), on recuperera ce qu'on nous doit. Merci la Manche! En attendant que toute notre équipe arrive sur la Teranga, y'a du Bob à fond dans le camion, et les gosses qui s'atroupent tout autour de nous, la bonne odeur de l'Afrique qui nous arrive dans le nez. On se sent vivre.


On part sur Richardtoll, il est temps pour nous de décompresser, on trouve un bar dancing qui vend des gazelles (bière sénégalaise). On ne s'en prive pas, tout se passe bien, tout le monde est content d'être là, mais ca se gâte. Apparement, ce n'est pas le genre d'endroit fréquenté par les toubabs et les gérants du bar, pas très hônnetes en on après nous, nos papiers et notre argent. On nous conseille de partir, il est tard et il nous faut trouver un endroit pour dormir. Ce sera au milieu d'un petit village Peul. Le lendemain, il y a des enfants partout, on se tape un foot, les gosses nous chantent des chansons, nous font visiter leur école, et on nous invite à manger le Tiéboudien, spécialitée à base de riz et de poisson.


On prend ensuite la direction de Saint Louis (on ne savait pas qu'il y avait des saints qui s'appelaient Louis..)L'océan et l'air frais sont très agréable après les chaleurs des jours précédents.


C'est le point de chute de Rémi, il connait la ville et nous amène à l'hydrobase où on peut laisser les camions à proximité de la plage. Là bas il y a des boutiques d'artisanats, des bars. On se fait une soirée chez Marie, dans un petit campement, les pieds dans le sable..Idéal pour déguster du poisson grillé, une marinade d'oignons...du bohneur!




Petit aperçu de Saint Louis


Après quelques jours à Saint Louis, chacun reprend sa route de son côté, Marion Zou et Polo du côté de la Casamance et Stéph et Emilie vers le Mali. Aurea, Derrick et Rémi restent sur Saint Louis. Nos routes se recroiseront peut-être plus tard, Inch'Allah!


De notre côté, on va reprendre doucement la route du sud, y'a plein de choses à voir, vous le verrez plus tard!

dimanche 2 mars 2008

Dakhla, le carrefour des routards d'Afrique noire

Dakhla est une ville vraiment sympa, une avancée de 40km dans la mer, avec d'un côté l'océan atlantique et de l'autre un lagune un peu plus calme. Il y fait chaud le matin, et le vent se lève et nous rafraichit l'après midi. C'est bien agréable de pouvoir se baigner!

On en profite à nouveau pour monter une plaque en ferrail de protection sous les camions chez Ahmed, un super garago, qui en plus nous paye un bon tajine poisson le soir.

On a fait pas mal de rencontres depuis notre arrivée, notamment avec Rémy le lyonnais. Rémy quitte la France pour s'installer au Sénégal. Arrivé à Dakhla par le bus, Gaétan lui propose de tenir la place de Flo jusqu'au Sénégal. Il est donc devenu notre compagnon de route depuis quelques jours.
Il y a aussi Marion, Paul et Zou (Nono), partis il y a quelques jours de Paris en stop. Leur destination, c'est la casamance au Sénégal, ils vont y construire une petite cahute, cadeau de mariage pour des amis. On leur a proposé de faire la route en notre compagnie, à l'arrière des camions.
Et on retrouve Stéph et Emilie, qu'on a rencontré à Marrakech, qui partent pour le Mali. On fera les présentations de ce beau monde avec une belle photo de groupe un peu plus tard. Nous vlà 9 pour traverser la Mauritanie, c'est carrément sympa.

Nous, on est tous dans le même trip du départ, mais il y a ceux qui rentrent et pour qui l'aventure touche à sa fin. C'est le cas pour Thomas et son accolyte, après 5 mois notamment au Mali et Burkina. On s'échange les tuyaux, les bonnes enfiles et les dernières infos avant le passage de la frontière.
La dernière mais pas des moindres, c'est au sujet du Palu. En France, on ne nous a pas signalé qu'il est très mauvais de se traiter contre le Palu au delà de 3 mois. Or, nous allons passer plus de 3 mois dans des régions à risques! Autrement dit, on est bon pour le Palu.
Dailleurs, les gars qui en remontent y sont tous passés. Leur conseil, aller à l'hospital dès les premiers symptômes et tout ira bien. Si vous avez des infos à ce sujet, n'hésitez pas! Marielle peut être que tu t'y connais à ce sujet? Enfin, pas de panique, aujourd'hui ca se traite très bien, il faut juste veiller à le soigner à temps.

Et dire que j'ai investi 450€ en Malarone avant le départ! quitte à choper le palu à un moment, autant le choper tout de suite et ne pas faire le traitement.. Amis voyageurs...On a des cachetons à vous revendre!pas cher, pas cher...

Sinon le festoche est cool, avec des bons groupes. L'organisation laisse un peu à désirer, programmation "instable", et tous les soirs les groupes les plus interessants pour nous sont les derniers. Fin des concerts vers 3 h00 du mat, même pas fatigués! Les cametards sont envahis par les mouches, qui pardessus le marché nous reveillent de bonne heure le matin..On ne va pas être très frais pour le départ demain! Ce soir, il y a Tiken Jah et désert Rebel (groupe avec Guizmo de Tryo et le chanteur de Gnawa diffusion). Tous les soirs, de 3h00 à 6h00 il y a des after sur la plage avec les groupes, accessible à tous. Ce soir, on tente notre chance d'aller rencontrer Tiken..

Le départ pour la Mauritanie, c'est demain aprèm, après un bon couscous, nous sommes invités chez l'habitant. Il nous reste 400km avant la frontière, et on pense en avoir pour 2 ou 3 jours en Mauritanie. Il parait qu'au Sénégal, il fait déjà 38 degrés sur la côte, ca va être chaud...Nos prochaines nouvelles seront du Sénégal..Inch'Allah!!

A bientôt!

lundi 25 février 2008

Yalla! A Dakhla!

Passé Agadir, on va commencer à se rapprocher petit à petit du désert. On fait un petit crochet par Tifnit. Il faut quitter la route goudronnée quelques kilomètres avant le village et on arrive dans un cul de sac. Ca vaut le détour, c'est un petit village de pêcheurs très sympa, plein de charme.




Les bleds suivants sont Tiznit, puis Aglou plage. On trouve un bel endroit pour se poser, avec une vue plongeante sur la plage et l'océan. La falaise est remplie de maisons troglodytes habitées en majorité par des pêcheurs, et quelques européens qui envahissent de plus en plus ce coin de paradis. La bàs, on fait la connaissance d'un couple de français, Babou et Pauline, on tripe un peu sur la ressemblance. D'ailleurs depuis le début du voyage, on a rencontré les "sosies" de Ramzy; le comique, de Katia de Unitone, Babou, Pauline et dernièrement Nono. Sûrement le manque qui nous monte à la tête.. Bref, eux aussi partent pour le Mali. On les reverra peut-être plus tard!

Le lendemain, à Mirleft, on découvre sur le net qu'il y a un festival à Dakhla avec Tiken Jah Fakoly, Origines contrôlées, Desert rebel..Yalla! A dakhla, tout plein de motivation. Petit inconvéniant, on a 1000km de desert à faire en 3 jours. Faut pas traîner!



Le paysage change totalement, c'est magnifique. Impressionnant ce vide autour de nous, parfois un peu long..On a plus de photos à mettre, mais ce sera pour la prochaine fois parcqu'ici, le débit n'est pas très bon et trrrrèèèèèèèèèèssss long...Avec nos excuses..


vendredi 22 février 2008

Deux en deux jours!

Depuis notre dernier message, il nous est arrivé quelques aventures que voici..Nous passons nos derniers moments à Essaouira, et c'est le drame; la crevaison! Notre premier incident technique. Pas de panique, Jo change la roue sur un parking, avec Bernard, un ami camping-cariste avec qui nous avons sympathisé. Bernard est retraité, ancien postier. Il a vendu sa maison pour sillonner les routes du monde avec sa femme Michèle et son petit chien, un Saint Bernard! Au moment de quitter Essaouira, ils nous donnent l 'adresse d'un garago sur Agadir, chez une de leur connaissance, on a des petites bidouilles à faire sur le camion. C'est partit pour Agadir.

Le long de la route, on fait une étape à la plage d'Iftane. Pour y parvenir, il faut empreinter 11 km de piste qui offre des paysages magnifiques. On arrive dans un petit coin assez paradisiaque. Dommage que le ciel soit couvert et qu'il y ait pas mal de vent. Il est temps de faire notre lessive, les armoires sont vides. On arrivera malgré le temps à se faire un petit feu pour cuisiner notre poisson frais acheté à des pêcheurs ce matin.
Et de deux! On se rend compte que cette fois, c'est la roue arrière droite qui est à plat. Deux en deux jours, c'est pas mal, que nous reserve la suite?! Roue réparée, on quitte ce beau petit coin de paradis à la recherche du soleil et de ce fameux rassemblement hippis.
Malheureusement, on manque d'infos et on ne trouve pas la rainbow..On laisse tomber, ce sera pour une prochaine fois.

A Agadir, on doit aller chez ce fameux electricien auto dont Bernard nous a filé l'adresse. Faut croire qu'on est pas doués, impossible de trouver notre mécano! Par contre, on a trouvé le Marjane, c'est le géant casino marocain. Mais ca ne court pas les rues dans ce pays! On en profite donc pour faire nos provisions, surtout liquides! Faut tout de même limiter les frais, c'est carrément hors de prix! On reprend contact avec Bebert, en plus Jo commence à avoir un bon mal de dents, il aura peut être une adresse de dentiste.. Notre Bernard arrive à la recousse "nous sommes à 1 heure d'Agadir, ne bougez pas, j'arrive!" Ils arrivent une heure et demi plus tard, ils ont crevés aussi! Cette fois-ci, c'est Jo qui leur file un coup de pouce.

Nous vlà partit dans notre fameux garage, et c'est la troisième panne.Un boulon qui tient une poulie de l'alternateur à cassé. Heureusement devant le garage. Rien de grave, mais ce sont des frais en plus. On était censés venir pour mettre un interrupteur pour commander le ventilateur en cas de surchauffe. On a du bol dans notre malheur, ca aurait pu nous arriver alors qu'on était perdu au milieu de nulle part.

Le soir même, on passe le soirée avec notre Nanard, on charge la mule, un bon moment. Le lendemain, jo a rendez vous chez le dentiste, bon courage!

Pour la petite anecdote, on achète une filtre à air et un filtre à gasoil pour chaque camion. Prix de la concession peugeot: 600 Dhm le filtre, soit 60€. Le petit mag d'à côté: 110 Dhm, 11€. Concessionnaires de France ou d'ailleurs,...même combat!!!

mardi 19 février 2008

EL JADIDA A ESSAOUIRA

Après avoir visité le village d'enfants sos, on part se promener dans la ville d'El Jadida, et allons voir la Cité Portugaise datant du XVIème siècle.C'est un joli coin assez tranquille à cette période de l'année.


Visite de la fabrique de poterie de Safi

On reprend la route en direction de Safi toujours par la côte en compagnie du soleil, comme toujours! C'est une belle ville avec ses falaises, ses remparts et ses étalages de poteries.On essaie de trouver du poisson mais une grève des pêcheurs persiste depuis 15jours à cause de la hausse du prix du pétrole.Finalement, c'est au port que l'on trouvera notre bonheur malgré les faibles quantitées.

On y reste une journée et quittons momentanément la côte direction Marrakech.Une nouvelle rencontre assez particulière nous attend!A mi-chemin entre Safi et Marrakech, on empreinte une piste sur quelques kilomètres et arrivons dans un p'tit coin de paradis.On aperçoit deux dromadaires et une cahute en pierres.En arrivant un vieil homme nous accueille en nous baisant les mains. Il parle beaucoup mais pas un mot de français, il doit avoir pas loin de 70 ans mais déborde d'énergie! On lui demande pour passer la nuit devant chez lui, il préfère nous embarquer dans sa maison.A peine arrivés, Amandine est priée de suivre sa femme car c'est bientôt l'heure du repas et dans ce "village"les femmes mangent avec les enfants et les hommes entre eux.


Nous sommes installés dans une pièce parterre sur des tapis.On nous offre d'abord le thé avec du pain et du beurre très fort en bouche suivi rapidement d'un plat de légumes et poulet accompagné d'un verre de lait riche en grumeaux!!!
Amandine de son coté et placée devant une télé avec les chaines du satellite, drôle de situation quand on voit de quoi ces gens vivent.
A notre arrivée au Maroc nous avons acheté un guide de conversation arabe-français ce qui nous permet d'échanger quelques mots.
On leur explique donc que l'on est fatigué et qu'on souhaiterait aller se coucher dans les camions.En plus c'est la st valentin un peu d'intimité serait la bienvenue! Tant pis pour Gaéts!!
Au réveil on nous offre le petit déjeuner, le thé, du lait du pain et du beurre.Tout ces produits sont fabriqués sur place.
On part ensuite se balader avec notre vieillard fier de nous montrer ses cultures, les enfants du village nous suivent on immortalise le moment en prenant quelques clichés.
Ils souhaiteraient que l'on reste quatre ou cinq jours de plus,mais il est tant pour nous de repartir.On laisse un ballon aux enfants, une paire de chaussures pour la femme de notre ami et quelques tomates.Eux nous offrent encore 1litre de halib (lait),des oeufs et des zitoune(olives).On repart, Gaéts accompagné par l'ancien jusqu'au kilomètre suivant.Une rencontre enrichissante qui restera dans nos mémoire.

Arrivés sur la route goudronnée, un homme fait du stop.Didine et Jo le prenne,c'est un imam on le pousse jusqu'au bled d'après.



A Marrakech, on décide d'aller passer une nuit à l'hotel Afriquia comme le veut la tradition! On en profite pour fêter l'anniversaire de Jo, avec un peu de retard! On n'entrera pas dans les détails, mais on ne s'est pas raté. Jo a même eu des séquelles le lendemain! Mais ça viendrait plus du tajine mangé sur la place Djemâa el Fna que du reste...Promis Jéré, je n'ai pas cuisiné au Curry!
On s'attarde pas là bas, tout est hors de prix. Par contre, on a fait des bonnes rencontres, un petit coucou à Loïc, et au couple de français, Stéph et Emilie. Eux aussi vont en afrique noire, au Mali. On a échangé les numéros de téléphone pour effectuer un bout de la traversée ensemble.


On se pose sortie de Marrakech, un petit coin pepère avec vue sur les sommets enneigés de l'Atlas. le ciel était bien découvert et s'est transformé en un instant! En quelques minutes, un espèce de gros nuage s'est formé devant nous et le vent s'est levé. On ne voyait plus rien à 100 mètres, on a bien tripé et au final c'était rien, juste les premières gouttes de pluie!

Medina d'Essaouira

Depuis dimanche, nous sommes à Essouira. Toujours aussi jolie mais de plus en plus touristique et friquée! Beaucoup de touristes en plein mois de février, c'est hallucinant. C'est la ville de Jimmy Hendrix, on se croirait en Jamaïque! Y a des rastas partout, et les gens sont bien sympa.
On passe les nuits à Sidi Kaouki, petit village de pêcheurs agréable.

Les jours à venir, il y a un rassemblement hippy un peu plus bas sur la côte, ca dure un mois, on veux y jeter un oeil, histoire de voir à quoi ça ressemble! On vous en dira des nouvelles!

mardi 12 février 2008

Visite d'un village SOS VILLAGE D'ENFANTS

A gauche, Monsieur le Directeur, la mère et les enfants Le village d'El Jadida


Nous n'arrivons pas à prendre contact avec l'association des villages d'enfants pour prendre rendez-vous, et nous arrivons à EL JADIDA. Nous savons que dans cette ville, un village a été ouvert en 2006.
Nous nous y rendons afin d'obtenir un rendez-vous pour une visite..

Le Directeur, Monsieur Youssef BOUYAHYAOUI, nous reçoit immédiatement et ne voit aucun inconvéniant à nous expliquer le fonctionnement. Apparement, des visites imprévues de parrains ou autres arrivent assez régulièrement..

SOS village d'enfants d'EL JADIDA recueille des enfants abandonnés et leur permet de pouvoir vivre dans un cadre de vie de type familiale jusqu'à leur autonomie.
Un village d'enfants, c'est un ensemble de maisons, dans lequel se trouvent des appartements.
Chaque appartement est une vraie famille, qui est composée d'une mère, responsable des enfants, les enfants sont considerés comme frères et soeurs, et le directeur du village comme le papa.
6 enfants sont regroupés par appartements, il y en aura 8 d'ici 2008.
Tous les débuts de mois, un budget est attribué à la mère qui doit le gèrer suivant le besoin des enfants. Elle est aidée par des assistantes et des éducateurs.
C'est une structure très élaborée et très stable pour aider les enfants à évoluer au mieux.

Condition d'admission: Pour être admis, il faut avoir entre 0 et 6 ans.
Les enfants restent jusqu'à 16 ans au village, puis sont placés dans un foyer jusqu'à 18 ans, encadrés par des éducateurs. Ensuite, ils doivent se mettre en appartement, ont un soutien financier pendant 6 mois, le but étant de réussir leur insertion sociale en se débrouillant seul.
Malgré cela, il subsiste quelques echecs..

L'association SOS village d'enfants gère 14 villages en France, et soutient financièrement 24 villages dans 17 pays sur les 4 continents, notamment dans des pays particulièrement pauvres; 14 en afrique.
Au Maroc, il y a 4 villages, bientôt 5.
EL JADIDA est le premier village urbain en afrique, c'est le choix de SOS village d'enfants pour permettre d'être plus proche des écoles et autres établissements, et ainsi optimiser leur insertion dans la vie sociale.

Financièrement, ce village a été construit à 60% avec l'aide de SOS village de France, et avec le soutien de nombreux partenaires:
TOTAL, qui a financé une maison du village,
UNESCO, qui a financé une salle de psychomotricité, une salle d'informatique,
MC DONALD, une salle de musique et des animateurs pour des cours 2 fois par semaines, une maison à EL JADIDA et une à AGADIR
LE MINISTERE DE LA CULTURE, des livres et des tables,
participation de princes des Emirats pour le matériel informatique, etc...

Les sponsors

Tous les ans un budget est distribué à chaque village, EL JADIDA est financé à 70% par SOS internationale. Le but est d'arriver à une autonomie financière. Pour cela, les enfants sont parrainés. A l'echelle mondiale, il y a 8 millions de parrains. Pour ce village, il faudrait 20 parrains par enfants pour arriver à une autonomie de fonctionnement. Aujourd'hui, nous sommes encore loin du compte, c'est pourquoi nous attirons votre attention sur cette association et tout particulièrement sur ce village. L'argent du parrainage est distribué equitablement à tous les enfants..


On a eu une impression très positive de ce village et de ce système de fonctionnement. On encourage les gens à soutenir cette assoc', parlez en autour de vous!


Si vous désirez plus de renseignements, voici les coordonnées:


SOS VILLAGES D ENFANTS MAROC, 6 avenue Massira Khadra, El Jadida, MAROC


Tél : +212 (0) 23 35 10 38 - Site web: http://www.vesosmaroc.org/ - E-mail: usf8@yahoo.fr